22 mai 2018

Je ne sais pas méditer

Je le dis sans honte ni culpabilité.
Je le dis sans volonté de changer cet état de fait et sans m'identifier à cela.
Je le dis sans m'attacher à ce qui est là maintenant : c'est ok de savoir méditer un jour, peut-être demain... et cela ne changera pas qui je suis au fond. Ma valeur n'en sera ni accrue ni diminuée.
C'est comme cela et je l'observe et je l'accueille et je l'accepte et c'est une partie de la Nelly d'aujourd'hui... et ce n'est pas Nelly... et je ne suis pas Nelly : Nelly est mon prénom. Mon prénom m'appartient... et n'appartient pas qu'à moi. C'est un outil pour cette incarnation, pour vivre la dualité, pour communiquer... et j'apprécie cet outil comme j'inclus dans mon cœur tout ce qui m'anime et dont je prends conscience... y compris mes refus et contraintes.

Je ne sais pas méditer... et pourtant parfois je me sens en connexion plutôt directe avec plus grand que moi.
Je ne sais pas méditer... et je m'entraîne à observer, à contempler, à concentrer mon attention, à me détendre, à relâcher le focus pour prendre du recul, à lâcher-prise avec les attentes et désirs de mon ego, à être en amitié avec mes parties, à jouer avec les événements et les éléments, à naviguer dans les méandres de ma psyché et dans la simplicité de « mon » esprit (lui ne m'appartient pas : au fond, c'est ce que je suis : une étincelle de vie du Grand Tout... comme tout ce qui vit)...

Je ne sais pas méditer... et parfois je me fonds avec le moment présent, là où le temps et l'espace n'existent plus.
Je ne sais pas méditer... et je sais aimer.

Namasté
Nelly