Des mots qui font rêver… et/ou qui inquiètent parfois, aussi…
Des paroles qui ont des effets divers et variés : caresse, impact, chatouille, joie, découragement, dynamisme, jeu, enjeu, sourire, éclat de rire, soupir, rejet, refus, déni, ouverture… Tout est possible. Et pour chacun.e selon le moment : soumis à fluctuations selon l’état et l’expérience du moment.
Alors autant observer tout cela avec un certain détachement… et apprendre à profiter des bons moments, tout en laissant passer les moments moins bien vécus.
Triangle vertueux ou triade diabolique : à ton avis ?
Peut-il y avoir plaisir sans désir ?
La satisfaction existe-t-elle sans plaisir ?
Quels sont tes critères de plaisir ?
D’où vient ta satisfaction ?
Satisfaction de l’ego ou satisfaction de l’être ? Comment faire le distingo ?
Davantage de questions que de réponses dans cet article : des pistes de réflexion personnelle, et mon humble sentiment à ce sujet.
Quid du désir ?
Déjà à ce niveau, force est de constater que la plupart de nos désirs n’ont rien à voir avec la résolution de nos vrais besoins : ce sont souvent des désirs compensatoires, plus ou moins imposés par le marketing ou les habitudes familiales. En baisse d’énergie ? achète ceci. Besoin de tendresse maternelle ? consomme cela. Tu veux que tes enfants t’aiment et te disent que tu es un bon parent ? offre-leur… Tu souhaites qu’un.e partenaire sexuel.le te regarde avec des étoiles dans les yeux ? aie l’apparence de… Tu as besoin de câlin ? le chocolat Untel te donne de la douceur.
Insatisfaction garantie, à courte échéance. L’ego s’y retrouve, mais l’intériorité se rétracte, exsangue de tant de futilités inadaptées à sa vérité.
L’important est d’aller chercher le vrai besoin de l’humain au-delà de la compulsion, de l’honorer, de le résoudre vraiment, en prenant la responsabilité de son chemin de vie, en se faisant aider à se poser à l’écoute de ses vrais désirs, de savoir les communiquer…
Quid du plaisir ?
Là aussi, des plaisirs plutôt égotiques et des plaisirs plus profonds, plus nourrissants. En particulier le plaisir est lié à la relation : à soi, à l’autre, aux autres, aux éléments de la nature, aux situations vues comme des cadeaux de la vie…
Un plaisir ne s’impose pas, ni à soi ni à l’autre. Un plaisir se propose, et c’est à chacun.e de choisir, consciemment ou inconsciemment, de l’accueillir.
Car en effet, le plaisir commence par une attitude d’accueil : si tu ne te considères pas comme pouvoir avoir du plaisir ou le mériter, si tu as décidé de ne pas prendre plaisir, c’est compliqué : la rigidité, la tension empêchent le plaisir… ou ne laissent la place qu’à des plaisirs de contraction, qui ne vont nourrir ni la.les personne.s ni la relation.
Il s’agit d’apprendre à sentir arriver la proposition de plaisir, de décider de l’accueillir, de lui laisser la place pour circuler et se répandre partout dans le corps, le cœur, l’esprit…
Et là le plaisir est immensément satisfaisant et à chaque fois renouvelé, dans chaque cellule, à l’intérieur et à l’extérieur de soi. Il s’agit d’une attitude de détente, de curiosité, de libération de tout objectif, de gratitude, d’acceptation… et de laisser la magie opérer, sans juger, sans critiquer, sans vouloir changer ce qui est… Dans une attitude méditative.
Quid de la satisfaction ?
A une période de ma vie, je me souviens avoir eu du désir, avoir eu du plaisir, avoir eu tout ce que j’avais souhaité d’un point de vue matériel… et pourtant la satisfaction n’était pas au rendez-vous.
Merci à la vie pour cette précieuse indication : j’étais à ce moment-là passée à côté de mon chemin de vie ; j’étais à un carrefour de mon existence et un choix s’imposait. J’avais perdu le sens de ma vie, et j’étais en manque d’une relation vraie et authentique dont j’avais besoin pour nourrir mon cœur et mon esprit.
Pour moi, comme pour le désir et le plaisir, il y a aussi deux formes très différentes de satisfaction : celle de l’ego et celle de l’être.
Certaines personnes se « satisfont » toute leur vie de choses qui me semblent pourtant fades et qui les éloignent du réel bonheur. Car, à mon sens, le bonheur est lié à l’ouverture du cœur. Je pense là à des hommes et des femmes qui accumulent les richesses matérielles, cherchent des noises à ceux.celles qui ne rentrent pas dans leurs critères, critiquent et jugent sans savoir… Les gens qui vient dans la peur et la quête du pouvoir.
Ce peut être aussi une phase de la vie : on essaie d’être heureux.se et on utilise les méthodes qui nous ont été décrites comme validées ou souhaitables pour aller vers le bonheur. Illusoire. Car c’est à chacun.e d’aller chercher en soi ce pour quoi il.elle est fait.e, ce qu’il.elle a à expérimenter, à traverser, à apprendre…
Il n’y a pas de recette valable pour tou.te.s : à chacun.e son chemin ! Et c’est ça qui est magique : que nous puissions tou.te.s nous retrouver en ce monde merveilleux, avec tant de compétences, de désirs, de qualités, de sensations, d’émotions, de sentiments, de pensées, de plaisirs, de satisfactions, d’insatisfactions, de recherches, de re.découvertes, de hauts et de bas…
La satisfaction profonde est probablement une recherche honorable, car elle n’arrive que quand je suis sur la bonne voie pour moi.
Dans la vie, rien n’est acquis pour toujours, rien n’est perdu pour toujours.
Nous finirons tou.te.s en quittant notre corps de chair. Alors autant profiter au mieux de chaque instant présent, en conscience, à l’écoute de ce qui se vit à l’intérieur et partout alentour.
Namasté

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