C’était une évidence pour moi depuis un bon moment, que j’avais besoin de vivre un jeûne dans la nature, en bonne compagnie et en-dehors de mon cadre familial.
En fait, j’avais déjà jeûné un peu : en étant malade (pas d’appétit) ou bien en intermittent (dîner à 19h puis reprise à 12h). Et j’avais bien compris que ça me faisait du bien, mais c’est difficile pour moi d’aller plus loin, avec une famille affamée et gourmande à nourrir.

J’avais imaginé un temps de jeûne de 7 jours pour un bon nettoyage du corps et le déconditionnement associé, et puis d’après mon emploi du temps et celui de ma soeur, ce devait être 5 jours.

C’est relativement court. Juste un petit (et divin) nettoyage.

Je l’ai donc vécu ainsi. Cela s’est organisé presque toute seul, quelques jours avant.

Un groupe de 8 soeurs-déesses s’est constitué, dont ma sœur, une amie de ma sœur et des f’âmes que j’ai invitées à l’intuition, sans en connaître certaines (le seul pré-requis : être en bonne santé physique et psychique). Une seule avait déjà jeûné plusieurs jours, à titre curatif (nous avons appris qu’elle avait guéri d’un Lyme paralysant de cette façon).
Une cabane à plus de 1100m d’altitude dans les Pyrénées ariégeoises, près d’une rivière, d’une cascade… Pas de réseau téléphonique ni d’horloge. (Pas un stage : juste un rassemblement, toutes au même niveau.)

Magique !

La descente alimentaire :

Moi et la discipline… Comment dire… Bon je mangeais moins lourd et plus de salade/légumes les derniers jours.

Les autres femmes ont été plus sérieuses : pour les omnivores, arrêt des produits animaux 2 semaines avant, puis arrêt des céréales/féculents pour la dernière semaine avant le jeûne. Ou quelque chose comme ça.

La remontée alimentaire :

Quel pied, la fraise des bois cueillie au jour 4 !

Quel panard, la première noisette trempée, au jour 5 !

Quelsss délicesss, ces tisanes et bouillons !

En fait, ce n’était pas véritablement un jeûne hydrique : on s’est régalées tout le temps, aussi au niveau des papilles gustatives.

Pour la remontée, je l’ai faite selon mes élans du corps, mes vrais désirs (pas de compulsion), sans aucune contrainte. Plusieurs jours après, pas encore envie de produits animaux (alors que j’étais à une grosse consommation de beurre sur un peu de pain avant de partir ; là j’ai plutôt envie de mettre des bonnes huiles sur légumes, salades, riz.)

Notre alimentation pendant ces 5 jours (à jeun depuis la veille au soir) :

  • le prana, le soleil, l’air, l’amour ambiant, le feu dans l’âtre, la bougie…
  • la marche pieds nus dans l’herbe, sur la terre, les rochers…
  • l’eau de la cascade, à boire et sur notre peau (fonte de glacier : pur délice !)
  • tisanes, bouillons (certaines sont restées à l’eau, au moins au début)
  • quelques fraises des bois
  • le dernier jour, avec de faire la rando de retour avec le gros sac à dos, pour celles qui le souhaitaient : une cuillère de miel dans la tisane et quelques graines trempées (amandes, noisettes, noix)

Ce que j’y ai perdu :

  • 2,5 kg environ
  • mauvaises odeurs corporelles, au niveau de la bouche (haleine), de la peau (sueur), du sexe
  • mauvaise humeur voire irritabilité (réfrénée bien sûr, mais avec effort) quand la fatigue vient ; considérations intérieures (c’est très relatif chez moi, mais c’est encore plus léger et doux maintenant ; la fermentation mentale s’en est allée)
  • lourdeur physique et psychique, manque d’élan/d’allant, fatigabilité
  • peurs, doutes, ras-le-bol, autocritique

Ce que j’y ai gagné :

  • Un nettoyage des toxines dues à la crise mondiale en cours et au stress ambiant (l’alimentation est loin d’être la seule source de charges physiques et énergétiques).
  • Une réassurance, davantage d’amour-propre et de compréhensions quant aux systèmes et mécanismes que nous vivons/traversons/créons/co-créons…
  • Une joie simple ; évidence que « tout est parfait », « ce qui doit être est », « ya que des solutions ! » …
  • Lucidité, sérénité, tranquillité (les 2 vont de paire en fait : clairement, la vie n’est pas faite pour se prendre la tête ni galérer ni souffrir, mais pour en profiter depuis mon corps-coeur-esprit ouvert et en lien avec l’uni-vers).
  • La confirmation que la souffrance est une illusion, créée par notre mental-menteur (mal placé car non accompagné correctement), nos croyances, nos vouloirs mal placés…
  • Plus de légèreté (physique et psychique), amélioration de ma connexion au Tout (moins d’interférences par les toxines).
  • Ancrage dans une réalité améliorée (c’est plus évident de percevoir de plus haut, tout en étant bien enracinée : le mental a repris une place plus adaptée). Création d’une réalité plus en phase avec l’épanouissement de l’être.
  • Nourrissement fluide par la sororité et la Nature.
  • Fin des fringales de sucré, davantage d’énergie, moins besoin de sommeil (probablement la régulation de ma colonie de candida albicans).
  • Peau plus douce et plus souple (huile, détox, massages, eau de montagne).
  • Douceur des odeurs corporelles.
  • Sororité ; fraternité ; des partages savoureux, ré.unifiants, fortifiants.
  • Sensations affinées et perceptions extra-sensorielles plus intenses, intuition, clarification.
  • La conscience physique (je le savais intellectuellement mais ce n’était pas aussi net) que je me nourris autant par la peau (qui respire et mange ce qui est à sa portée) et par les impressions (ce qui est vu/perçu) que par l’alimentation qui passe par l’estomac.
  • Quelques connaissances en ayurveda (une délicieuse âmie prof de yoga et d’ayurveda faisait partie du voyage).
  • Un rendez-vous toutes les 8 avec nos chéris/familles tout bientôt, pour gueuleton diététique et pratiques.
  • Expansion de l’Amour et de la confiance.

Ce qui m’a étonnée :

  • Je n’ai jamais eu davantage faim que quand je me réveille chaque matin.
  • Aucun trouble au niveau digestif (estomac et intestins vivants et tranquilles)
  • Pas vraiment d’inconfort (ni physique ni psychique) ni de douleur, en particulier dans le ventre (au contraire, c’était tranquille et même joyeux aux niveaux physique et émotionnel)
  • Davantage d’énergie que lorsque je mange (et en particulier que quand je mange sucré et/ou lourd… mais en fait ça je m’en doutais)

Ce que j’ai compris/validé encore :

  • En cas de troubles physiques et/ou émotionnels, le jeûne est la solution : laisser au corps l’espace d’utiliser son intelligence pour l’autoguérison.
  • Les sucres industriels, les produits issus de la préparation industrielle (et non de la biochimie naturelle) sont grandement toxiques pour le vivant et a fortiori pour les humains et les relations.
  • A chaque problème/souci, des tas de solutions (mais une pathologie traitée au niveau qui ne lui correspond pas… ne guérit pas, pas plus que ne guérit celui/celle qui n’est pas prêt à guérir car il/elle y trouve des bénéfices secondaires).
  • Une même pathologie, un même malaise, peut avoir des racines à des niveaux différents, et l’émotionnel révèle les pistes à suivre. Les méthodes efficaces et qui ne laissent pas de séquelles sont toutes issues de l’observation de ce qu’est la nature humaine, à ses divers plans.
  • Les êtres humains sont tous identiques.
  • Les êtres humains sont tous différents.
  • Les êtres humains ont tous les mêmes besoins.
  • Les êtres humains manifestent différemment leurs émotions et les sentiments.
  • Parfois les techniques sont plus ou moins évidentes/naturelles ou étonnantes selon les personnalités et leurs expériences/analyses. Se laisser attirer par son juste du moment et apprendre à se dire, à dire « non merci », à réajuster, à demander, à lâcher l’attente, à vivre ses vrais désirs/aspirations et à caresser ses désirs compensatoires pour aller à la source du besoin derrière…
  • Tout ce que nous vivons est exactement ce que nous avons à vivre. A nous de faire les choix qui nous mènent à plus de paix et de joie à l’intérieur (qui rayonne à l’extérieur), si c’est le moment pour nous.
  • Le corps humain… comme celui de tous les vivants… est merveilleux et apte à bien plus qu’on ne le croit (or les croyances limitent les capacités, puisque nous créons par nos pensées et donc aussi par nos croyances limitantes.)
  • Nous avons profondément besoin les un.e.s des autres, et chacun.e révèle l’autre un peu plus à lui/elle-même. (Pour moi, le sens de la vie terrestre, c’est justement de vivre la relation : ce qui se présente dans ces espaces et nous parle de nous et de bien plus grand que nos petits-moi.)
  • Nous sommes les cellules d’un même organisme : important de prendre soin les uns des autres. Pas de place pour une vie sacrificielle, morbide. Si sacrifice il y a, c’est léger et naturel, sans atermoiement ni dû/dette.
  • Rien à vouloir : seulement se positionner résolument et tranquillement, dans son ancrage à la Mère-Terre, alignement des centres, la connexion à Père-Ciel. Être dans le cœur et se laisser agir depuis cet espace ; se forcer est contre-nature, mais quand c’est juste/bon/vrai il y a l’énergie derrière qui porte, encourage et donne goût à l’effort sans contrainte.
  • Les méta-principes et principes fondamentaux du fonctionnement de l’univers ont leur place aussi sur le plan humain, autant que dans l’infiniment petit.
  • Le temps n’existe pas : tout est présent ; tout se révèle dans le présent ; le présent est tout.
  • Quel.s cadeau.x délectable.s nous pouvons nous faire à chaque instant, en apprenant à tout accueillir le Présent ! Être avec… dans le flux… bercé.e.s pas la Vie…
  • Nos limites sont des illusions (et certaines valent le coup d’être cultivées car ce sont elles aussi qui nous donnent accès au monde des sensations et des émotions). Toutes nos solutions, toutes les solutions pré-existent aux problèmes… qui sont d’ailleurs des créations de la psyché humaine.
  • Ce que nous percevons (négativement) de l’extérieur n’est que le reflet, la projection de ce que nous avons à aller visiter/travailler (allez ! J’ose l’utiliser quand même, ce mot-là… travail, parce que oui c’est là le gros du boulot) dans notre attitude intérieure et notre comportement. Par exemple, notre jalousie nous parle de nos manques à aller reconnaître et nourrir par nous-même ; notre douleur ou notre peur de la douleur nous parlent de notre résistance à accueillir ce qui se présente…
  • Tout le vivant est divin… et chaque être aussi.
  • La mort est un passage… comme la vie…
  • La magie, c’est la Vie. La vie est magie. Je suis une puissante magicienne, au quotidien 😀

Ce que j’ai décidé :

  • Dorénavant, sera précisé pour les stages Tantra Sud-Ouest : « repas végétariens, biologiques de préférence et en évitant tous les produits industriels/raffinés ».
  • Je ne sais pas encore quand ni pour quelle durée, mais il y aura des stages « Tantra et jeûne » (que je co-animerai avec Richard, qui lui est très habitué au jeûne, depuis très longtemps).
  • Je vivrai probablement 2 jeûnes de 5 à 8 jours par an, aux moments propices (printemps, été, tout début d’automne, peut-être sous forme de monodiète aussi : je sentirai mon juste).

C’est marrant les appréhensions que j’avais avant… et qui m’ont conduite à lancer cette proposition, sachant que ce sont justement mes peurs mentales qui m’indiquent mon chemin, ce que j’ai à faire pour sortir de mon carcan, grandir, m’élever, m’épanouir.

Aussi bien je sais par expérience que ça se passe toujours très bien dans les groupes de femmes que j’anime, aussi bien là je craignais que ça dégénère, qu’il y ait des décharges/dé.compensations émotionnelles… Et je savais que c’était en particulier pour traverser cette peur-croyance qu’il était particulièrement opportun que je vive cet espace-temps dans ces conditions : revenir au vrai, au bon, au juste.

Juste une fois, quand ça commençait à parler politique (comme s’il y avait de mauvaises personnes !), j’ai mis le holà (en expliquant ce que ça me faisait, ce que je ressentais de ce discours discordant), et c’était booon de revenir à des plans plus adaptés à notre expérience, dans la légèreté et la profondeur, sans aucune prétention.

Je ne me souviens pas qu’il y ait eu des échanges au sujet de la spiritualité ou d’autres sujets d’apparence supérieure… Non tout était simple, basique, coulant de source (mais pas du mental ni des habitudes). Et pourtant… comme c’était profond, tendre, soignant, empreint de spiritualité ancrée dans la matière et l’expérience pleinement vécue…

Pas d’analyse ni de recherche de solutions, pas de cercles structurés, pas d’horaires ni de rendez-vous : du pur Féminin en danse. Ceci est possible et bon pour des personnes bien structurées, comme c’était le cas ici : notre axe, notre Masculin sacré permettait cette liberté dans la sécurité.

(Rien de perché. Ancrage, alignement, connexion, reliance. Ensemble. Complètes.)

Quid du temps-météo ? Parfait également !

Certains diraient qu’il a fait beau les 2 premiers jours puis beaucoup plu.

Nous avons toutes perçu que le soleil était bien présent, et nous avons été accompagnées exactement comme c’était bon pour toutes et chacune. Merci la Vie !

En effet, comme je l’avais souvent entendu, c’est au cours des 3 premiers jours que les difficultés (très relatives) ont le plus été traversées, pour la plupart d’entre nous : perte d’énergie, émotions, corps au ralenti, flottant dans la tête…

De mon côté, j’étais déjà là depuis 2 jours quand les autres sont arrivées (en famille pendant 2 jours, jusqu’à la veille au soir).

Jour 1 : Je suis descendue chercher la troupe, et remontée tout derrière (une avait du mal avec son poids plume et son gros sac à dos ; c’était tranquille pour moi d’accompagner doucement cette part précieuse et puissante). Je sentais mon corps s’adapter à son nouveau régime dés.alimentaire, chercher et trouver évidemment ses (vraies) ressources. Environ deux heures pour monter à la cabane.

Jour 2 : J’avais la pêche (et les autres pas vraiment), si bien que je suis partie en sola faire plusieurs heures de balade, en grande partie pieds nus sur des sols doux et variés. (Toutes les dernières et prochaines photos publiées viennent de ce périple du corps et de l’esprit : de nombreux paysages différents, tous magnifiques).

Avec un tout petit sac à dos, c’est que du bonheur !

Jour 3 : Comme un virage, lentement et sûrement. Pas vraiment de perte : comme si elle était naturellement redirigée vers plus important, plus utile.

Jour 4 : Un nouvel élan.

Jour 5 : Préparation du retour.

Mes nuits ? Environ du coucher du soleil au lever du jour. Autant de rêves que d’habitude, il me semble. Peut-être moins de charge émotionnelle. Le sentiment d’un sommeil plutôt léger et pourtant réparateur. Beaucoup de rêves, avec un sentiment de paix quoiqu’il advienne.

Un dortoir de 8 femmes et c’était doux.

Bilan : cinq jours, c’était juste parfait… comme tout ce que nous avons vécu, chacune et ensemble.

Pour ma part, j’aurais pu continuer aisément. Le corps, le coeur et l’esprit ont été nourris de ce qui était bon pour eux.

Pour d’autres, trop de perte de poids avec une masse déjà très juste à l’aller. (Mais qu’est-ce qui m’a pris d’inviter des maigrelettes ! Je rigole 😉 Comme je l’ai écrit dans mon invitation, envoyée à quelques femmes seulement : ce n’est pas pour elles que je les ai conviées, en pensant que ça pourrait leur faire du bien : je les ai invitées par simple élan du cœur, parce que c’est leur visage qui m’est apparu quand je me suis posée la question « Avec qui j’ai envie de partager cette expérience ? ») Et toutes étaient à leur bonne place et toutes étaient heureuses de l’expérience. Et puis nous aurons bientôt l’occasion de débriefer sur les bénéfices pour chacune.

Pour une, c’était peut-être trop court pour retirer tous les bienfaits d’un jeûne (c’est aussi ce qu’elle m’en a dit, et c’est compliqué de prolonger le jeûne en famille). Mais c’est déjà ça.

Zone de confort dépassée, dans le plus grand respect… et donc encore agrandie !

Je me sens régénérée, ressourcée, dans une joie profonde, en gratitude et en confiance.

La vie est belle et magique… et nous en faisons tou.te.s partie !

(Un détail : d’ailleurs, toutes les paroles qui ont été échangées au sujet des hommes, étaient empreintes aussi de respect. Souvent aussi : tendresse, accueil, amour, humour, désir aussi. Nos frères, nos amants, nos partenaires, nos pères, nos grands-pères, nos aïeux, nos fils, nos petits-fils, les hommes des générations passées et à venir, tous les connus et inconnus… nous accompagnaient aussi en esprit. Gratitude.)

Joli chemin à chacun.e, avec ou sans jeûne !

Enjoy !

Nelly

PS : Et en regardant le programme avec Richard, nous avons trouvé quel stage pourrait bien être associé au jeûne : « Massages tantriques – Module 2 »
Du coup, nous le proposons sur 4 jours, du 7 au 10 novembre, et il restera le lendemain 11 novembre, jour férié, pour ceux/celles qui auront de la route pour rentrer chez eux, et/ou pour intégrer tranquillement et gérer la reprise alimentaire… ou pas (c’est souvent sur 7-8 jours que ce genre de cure se vit).

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