Qu’est-ce que le Tantra ?
Le Tantra, selon ma conception, est assimilé à la Vie elle-même — la vie en conscience. Tout en fait partie, et il se vit à chaque instant, dans le quotidien, en considérant l’existence comme un merveilleux cadeau, un laboratoire, un espace de jeux.
Vivre en conscience, c’est se sentir respirer, être à l’écoute de son corps, être présent·e à ce qui se joue au niveau du corps, du cœur et de l’esprit. C’est aussi sentir combien tout est lié, que l’autre est à la fois partenaire et miroir.
Le Tantra, c’est intensité et lâcher-prise, joie et respect, Amour sans attente ni limite, circulation énergétique optimale en soi et avec le monde.
Certaines personnes vivent ce que j’appelle le Tantra sans jamais avoir entendu parler de pratiques tantriques — simplement en cultivant leur jardin intérieur par d’autres voies.
Le Tantra est une voie spirituelle qui passe par tous les corps : physique, émotionnel, mental, astral, causal, spirituel… Il chemine à travers la densité de la matière, les émotions, le corps, l’alimentation, la sexualité.
C’est aussi une voie de désidentification : lâcher les étiquettes et les limitations, revenir à l’essence, ouvrir le corps, le cœur et l’esprit.
La voie : unique pour chacun·e
La « voie » s’écrit avec une minuscule : il s’agit de pratiques parmi d’autres chemins possibles vers l’éveil. À chacun·e sa voie, sa religion, son chemin spirituel.
Même lorsqu’on utilise le même mot que des millions de personnes, la voie reste toujours personnelle, spécifique, unique — dans la magie de l’instant.
Tou·te·s différent·e·s malgré de fortes similitudes. Tou·te·s relié·e·s, qu’on le veuille ou non.
La Sexualité au sens tantrique
Quand j’écris « Sexualité » avec une majuscule, je parle de Relation — pas nécessairement de relation sexuelle.
Je suis dans la sexualité dès l’instant où j’ai conscience d’être un être sexué : un sexe physique, et aussi un sexe énergétique avec une circulation interne et au-delà de mes limites corporelles.
Cette Sexualité-là inclut une notion de sacré : un immense respect et une gratitude envers la Vie. Honorer ce qui est comme un précieux présent. Être Tout et partie du Tout.
Sexualité excitatoire et slow sex
Il existe deux grands types de relations sexuelles :
La relation excitatoire — le schéma le plus connu, qui commence par l’érection et se termine souvent par l’éjaculation. Ce schéma peut créer, au fil du temps, un manque relationnel, un ennui, même lorsque les deux partenaires ont du plaisir physique.
Le slow sex — on ne attend pas d’en avoir envie pour se connecter. On ne suit pas forcément la pulsion animale lorsque l’excitation apparaît. Comme une méditation, le vécu est toujours inattendu et renouvelé. Des orgasmes de contraction aux orgasmes d’expansion, de la jouissance physique à l’extase.
Il ne s’agit pas d’exclure un mode au détriment de l’autre, mais d’explorer, d’écouter, d’oser sortir de sa zone de confort pour l’agrandir.
La sexualité avec soi-même
S’honorer soi-même sexuellement est fondamental. Cela permet d’acquérir une autonomie sexuelle, de ne pas aller à la relation par manque ou avidité, et d’éviter qu’un sexe négligé développe des pathologies pour se faire entendre.
L’autoérotisation peut se vivre avec ou sans toucher physique, parfois en mode excitatoire, parfois sur un mode slow. L’essentiel : être pleinement présent·e, dans son corps, sans fantasme comme moteur.
Juste être là avec/dans son sexe, en respirant calmement, profondément. C’est une méditation tantrique fondamentale.
La Sexualité Sacrée : consciente et célébrée
Dans « Sexualité Sacrée », le mot sacré a deux significations : consciente et célébrée.
Il s’agit d’être présent·e ici et maintenant, avec tous ses sens, d’instant en instant — et d’honorer la Vie sous toutes ses formes : son propre corps, celui du/de la partenaire, l’énergie dans ses différents circuits.
La Sexualité Sacrée vient :
- mettre du baume sur les traumas (chaque sexe en contient)
- déconditionner les croyances et schémas toxiques
- accueillir chaque personne dans sa vulnérabilité et sa puissance
- ouvrir à une relation vécue comme méditation, rituel, célébration
Une relation sexuelle n’est jamais anodine : c’est un échange énergétique important, même dans l’inconscience.
Peut-on vivre le Tantra sans sexualité ?
À mon sens, non.
Le Tantra inclut tous nos aspects. Se couper de l’essence de ce qui fait de nous des êtres incarnés, c’est risquer de rester quelque peu désincarné·e, pas tout à fait dans la réalité et le concret de la vie.
Mais avoir une sexualité peut aussi se vivre seul·e, et même éventuellement sans contact physique au niveau du sexe : par la présence à sa zone génitale, l’attention bienveillante, la mobilisation énergétique via la respiration et les mouvements internes…
L’idée n’est pas de tout expérimenter ni de se forcer à faire quaoique ce soit… mais de sentir d’où viennent nos freins et de se libérer de ce qui n’est pas adapté à l’panouissement de l’être dèeà présent. Simplement s’offrir les moyens d’être véritablement heureux·se… en entier.e (sans se couper de parties de soi).
Vivre le Tantra au quotidien
Le Tantra, c’est un grand « Oui à la Vie » : délicatesse et sans-concession, instantané et assidu, confiance en soi, en l’autre, en plus grand que soi.
C’est traverser les voiles de l’inconscience, passer par de nombreux deuils — qui peuvent aussi être jubilatoires.
Les stages Tantra Sud-Ouest sont autant de tremplins pour aller davantage au contact de votre Être, pour plus d’Amour, de Paix, de Vérité, de Conscience et de Joie.
Et pour ceux et celles qui ne se sentent pas encore de venir en stage, des formations en ligne sont disponibles.
Namasté 🙏
Nelly

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