Sensibilité et souffrance

par | Août 24, 2021 | Tantra | 0 commentaires

Sortir de l’amalgame pour retrouver la liberté d’être sain et naturel


Sensibilité ≠ souffrance : un amalgame culturel

Il existe un amalgame fréquent entre sensibilité et souffrance. Comme si être sensible exposait nécessairement à souffrir davantage.

Cet enchevêtrement conceptuel s’inscrit dans une série de confusions collectives :

  • amour et jalousie
  • force et insensibilité
  • vulnérabilité et faiblesse
  • sexualité épanouissante et sexualité débridée
  • émotions et danger
  • désir et péché

Ces associations sont issues de conditionnements éducatifs et culturels, répétés jusqu’à devenir des “évidences”. Pourtant, elles structurent notre rapport au monde de manière souvent limitante.

Prendre conscience de ces programmes intérieurs constitue un premier acte de liberté.

Ce n’est jamais la sensibilité qui crée la souffrance : c’est l’intolérance, c’est la réaction, la réactivité, le refus, l’opposition, la tension…
Facile à dire !


Revenir à l’expérience directe

Se “laver la tête”.
Revenir avec un esprit disponible.

Non pas un mental dominateur, mais un mental au service de l’être.

Cela implique :

  • lâcher la volonté d’obtenir un résultat,
  • respirer,
  • sentir,
  • observer l’intérieur et l’extérieur.

Depuis cette posture méditative et ouverte, une bascule s’opère :
le flux de la Vie peut circuler.

C’est une sortie progressive du mode survie :

  • compulsion
  • agitation
  • léthargie
  • automatisme
  • réactivité

Pour revenir à une présence centrée, vivante, consciente.


Agir depuis l’être

Lorsque l’action ne part plus :

  • d’un ego surdimensionné ou sous-dimensionné,
  • d’un mental calculateur (et souvent réducteur),
  • ou de blessures non intégrées,

elle change radicalement de qualité.

Voir.
Percevoir.
Sentir.
Dire.
Agir avec justesse.

Depuis le cœur, à l’écoute du corps, relié à l’esprit.

Dans cet espace, rien à justifier.
Seulement écouter, ajuster, accueillir les conséquences et intégrer les enseignements.

L’analyse peut venir ensuite.
Mais la Vie – comme le Tantra – se vit dans la pratique, pas dans la rumination perpétuelle.


Une expérience incarnée

J’ai choisi une vie humaine.

Que beaucoup d’âmes attendent l’incarnation ou non importe peu. Ce qui compte, c’est vivre pleinement : me sentir à ma juste place, utile, entourée d’alliés, soutenue.

Je n’ai pas l’impression de posséder une énergie “à moi”.
Je manifeste ce qui me traverse.

À ce stade, mon cerveau analytique pourrait dire : “Quel rapport avec la souffrance ?”

Justement.

La cohérence n’est pas toujours dans l’analyse.
Elle est dans le senti.


Expérience intérieure : où en est votre souffrance ?

Prenez un instant.

  • Comment est votre respiration ?
  • Votre cœur est-il ouvert ou contracté ?
  • Vos poumons sont-ils libres ou serrés ?
  • Que se passe-t-il dans le ventre, le bassin, les jambes ?
  • Et ailleurs dans le corps ?

Sur une échelle de 1 à 10 :

  • 1 : détendu.e, ouvert.e, présent.e
  • 10 : agacé.e, perdu.e, fermé.e

Quel est votre niveau réel de souffrance, ici et maintenant ?


Le Tantra comme voie d’exploration

Le Tantra – tel que je le vis – est un esprit, un cadre et des méthodes qui soutiennent l’être dans :

  • la connaissance de soi
  • le respect
  • l’amour

Il passe par le corps physique, en lien avec les corps subtils.
Il invite à collaborer avec notre merveilleux véhicule biotechnologique, en relation avec d’autres.

Le sens de la Vie ?

Peut-être simplement vivre, instant après instant :
partager, échanger, jouer, jouir, savourer, communiquer, honorer le Vivant.


À quoi sert la sensibilité ?

La sensibilité permet :

  • d’être connecté.e à son intériorité
  • d’être en lien avec l’environnement
  • de recevoir des informations fines
  • de percevoir intuitivement
  • de connaître intimement, au-delà du savoir intellectuel
  • de goûter pleinement la Vie

La sensibilité n’est pas une faiblesse.
C’est une capacité perceptive.


À quoi sert la souffrance ?

La douleur est un message nécessaire
La souffrance apparaît souvent lorsque la sensibilité n’a pas été écoutée.

Quand le corps a murmuré à plusieurs reprises, mais que nous étions trop occupé.e.s à suivre nos schémas.
La souffrance devient alors un signal amplifié.

Elle peut être :

  • physique
  • psychique
  • et les 2 sont intimement liés

Elle indique un désalignement :
un manque de respect envers soi-même, une posture à ajuster, une limite à poser, un comportement à modifier.


Quand le mental se prend pour le corps

La souffrance n’est pas une sensation brute. La douleur oui.

La souffrance est une interprétation mentale d’un signal ou plus fréquemment d’un faisceau de signaux, parfois transmis depuis un certain temps… jusqu’à ce qu’ils soient enfin pris en considération (non pas comme une nuisance à éliminer absolument, mais comme des messages importants.)

La souffrance n’est pas due aux faits : elle pro.vient des réactions, de l’intolérance, de la contraction contre, du jugement envers soi et/ou l’autre et/ou les autres/le monde…
Et la souffrance s’auto-entretient aussi longtemps que l’on ne fait pas ce qui permet de sortir de la boucle, du cercle vicié/vicieux.

Heureusement de nombreux soins (y compris en Tantra) permettent de remettre de la fluidité, de la circulation, de re.lancer la guérison dans la fabuleuse machine bioénergétique qui nous sert de véhicule et de demeure… et que nous sommes aussi…

Pour ma part, ce qui m’a permis de lâcher la souffrance, ça a été une simple question : « Nelly, tu veux avoir raison ou tu veux être heureuse ? » La peur ou l’Amour ? J’ai choisi… et depuis je crée le plus possible du merveilleux car depuis la magie de l’Amour, de la foi, de la joie, de la gratitude, de la paix intérieure…

1. Traduction utile

Si, par exemple, je me plante accidentellement un clou dans le pied, la douleur m’arrête immédiatement. D’ailleurs si une personne veut se planter un clou dans le pied de façon intentionnelle, il n’est pas sûr qu’elle y parvienne si elle est dans un état normal : la douleur et l’appréhension de la douleur protègent le corps, protègent la vie en soi.
Elle oblige au soin.
C’est la vertu de la nociception.

Si je respire, si j’écoute, si je ne me crispe pas, la douleur évolue vers sa résolution. Le message est entendu ; la messagère peut se détendre.
Elle devient message précis, fluctuant, vivant… et peut aussi s’atténuer naturellement. En effet ce sont les tensions physiques dues à la peur, à la crispation psychique autour d’une douleur, qui la figent, l’amplifient et nuisent à la résilience naturelle du corps.

2. Traduction restrictive

Dans les situations moins urgentes, dire simplement “j’ai mal” limite l’exploration.

C’est comme s’arrêter à la première marche de la Tour Eiffel :
la vue est partielle.

Souvent, ce que l’on croit être une douleur corporelle est en réalité une résistance mentale : peur, tension, refus.

Le corps en pâtit par manque de circulation énergétique.
La psyché affecte le soma.

Bonne nouvelle :
par le corps, on peut aussi apaiser la psyché.

Tout est lié.


Double nature humaine : matière et esprit

L’être humain est à la fois matériel et spirituel.

Corps et âme sont intimement imbriqués.
L’un parle de l’autre.

Il n’existe pas de corps vivant sans âme, mais l’être peut être brimé, enfermé, jugé faible.
Surtout lorsqu’il ne correspond pas aux codes sociaux valorisés.

C’est là que l’amalgame entre sensibilité et souffrance devient particulièrement dommageable.

Se défaire de cette confusion, c’est retrouver la capacité de profiter pleinement :

  • des relations
  • des expériences
  • des informations subtiles
  • de la Vie elle-même

Petit glossaire

L’autre
Manifestation de parts de moi et de soi.

Les événements
Opportunités de visiter ce qui se rejoue en soi, et de transmuter ce qui n’est plus ajusté.

Le temps et l’espace
Dimensions de la 3D permettant l’expérimentation des limites et atouts de la matière.


Ce que j’aime

  • Quand une personne parle de sa recherche d’interfaces justes.
  • Quand je m’autorise à vivre mon juste et que la Vie m’y soutient.
  • Quand un groupe de stagiaires se forme et que la rencontre subtile précède la rencontre physique.
  • La Vie et celles et ceux qui font partie de la mienne.

En conclusion

La sensibilité est un organe de perception.
La souffrance est un signal d’ajustement.

Les confondre, c’est se couper d’une richesse immense.
Les distinguer, c’est ouvrir un chemin de conscience.

Et pour t’accompagner (à t’accompagner toi-même), Tantra Sud-Ouest propose :
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Plein de bonheurs chaque jour.

Namasté
Nelly

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