Sensibilité et souffrance

Souvent, j’observe un amalgame entre ces concepts, et des croyances limitant la sensibilité par peur de la souffrance.

Ceci est dû à l’éducation, aux paroles maintes fois répétées/entendues/écrites/lues comme étant d’évidentes vérités. Un peu comme l’amalgame entre amour et jalousie, ou celui entre force et insensibilité, entre vulnérabilité et faiblesse, entre sexualité épanouissante et sexualité débridée, entre émotions et danger, entre demandé et dû, ou encore l’imbroglio entre désir et péché, etc.

Là encore, il s’agit de prendre conscience de nos conditionnements/programmes, de ce que nous avons acheté et continuons de payer comme entraves à notre liberté d’être.

Se laver la tête et revenir avec un cerveau prêt à tout remettre en question. Avec un mental au service de l’être : lâcher la volonté d’obtenir un résultat, juste respirer, sentir, observer l’intérieur et l’extérieur.

De là, depuis cette posture méditative, d’ouverture, tout re.devient possible.

De là, le flux de la Vie peut circuler et se manifester.

C’est -je pense- le seul moyen pour sortir du mode survie, de la com.pulsion, de l’agitation ou de la léthargie, de l’automatisme, des actes réactifs, des sensations/émotions/sentiments/pensées vécues comme des déclencheurs… pour se re.trouver, centré.e, au présent, réellement vivant.e, dans plus de conscience.

De là, les actes prennent une toute autre dimension, car posés depuis l’être, et non plus depuis l’ego sur ou sous-dimensionné ou depuis le mental-calculateur (et souvent menteur, excluant bien des aspects) ou directement depuis la/les blessure.s de l’âme.

Voir, percevoir, sentir, se dire et agir avec justesse : depuis le cœur à l’écoute du corps et relié à l’esprit.

De là, rien à justifier.

Se positionner dans l’être, acter depuis l’être. Ecouter, observer, sentir, ré.ajuster, accueillir les conséquences, intégrer les enseignements…

Ensuite, peut venir une phase d’analyse et d’explications. Mais ça vaut le coup d’oser l’action : le Tantra, la Vie, c’est dans la pratique, pas dans le processus mental perpétuel et la peur de se tromper et le regret de ceci et les remords pour cela et la volonté d’obtenir précisément telle chose dans tel délai et le jugement/la critique permanente de ce qui se passe à l’extérieur (qui en fait correspond en miroir à ce qu’il y a à observer en soi)…

J’ai opté pour une vie humaine. Il paraît qu’il y a la queue pour ça : que beaucoup d’âmes attendent leur tour pour profiter de l’incarnation. Peut-être ou peut-être pas : ce n’est pas ce qui m’importe. Ce qui m’importe, c’est de profiter de la vie, d’être heureuse, et pour moi, ça va avec me sentir à ma bonne place du moment, dans mon juste, utile, entourée d’alliés/de partenaires et soutenue.

J’ai l’impression de n’avoir aucune énergie qui me soit propre, qui m’appartienne : je me sens seulement capable de manifester ce qui me traverse, nourrie par ce qui monte à ma conscience.

A se stade de cet écrit, mon cerveau gauche a l’impression que je ne traite pas le sujet « sensibilité et souffrance ». Et pourtant…

C’est mon cerveau câblé au féminin (cerveau droit) qui œuvre de cette façon. Et si je regarde le processus depuis mon cerveau gauche, je m’impatiente, je critique, je me sens bernée/berner, je veux du concret, du scientifique, de l’analyse… Là, ça a l’air de tourner autour du pot, sans clarté, hors sujet. D’ailleurs il n’a toujours pas été question de souffrance.

En effet, la cohérence est ailleurs que dans l’analyse : dans le senti. Le nouveau monde.

Et je t’invite (et je m’invite) à sentir comme c’est in.confortable, rétréci/libre au niveau du cœur et des poumons, bouillonnant/tranquille dans la tête, et quelles sont les autres sensations, dans le ventre, le sexe, les jambes… et quel est alors ton niveau de souffrance ? (sur une échelle de 1 à 10, avec 1 « je me sens super bien, détendu.e, ouvert.e, présent.e… » et 10 « j’en ai marre ; c’est n’importe quoi ; je ne comprends rien ; je ne sens rien… »).

Le Tantra (tel que je le vis), c’est un esprit et un cadre et des méthodes qui soutiennent l’être à mieux se connaître, (se) respecter, (s’)aimer. Pour cela, on passe par le corps physique, en lien avec les corps subtils, et il s’agit de collaborer avec notre merveilleux véhicule biotechnologique, et relation avec d’autres.

Quel sens à la Vie ?

Peut-être juste vivre véritablement, d’instant en instant, partager, échanger, jouer, jouir, savourer, communiquer, respecter le Vivant, (s’)offrir et honorer la Vie…
What else ? Et à ton avis ?

A quoi sert la sensibilité ?

A être en lien, connecté.e avec l’intériorité et avec l’environnement. A recevoir des informations et sentir intuitivement de quoi il s’agit à divers niveaux. A profiter de la Vie. A connaître intimement (sans se limiter aux savoirs intellectuels, appris)…
What else ?

A quoi sert la souffrance ?

La douleur se manifeste par manque de sensibilité ou d’écoute de ce que me dit ma sensibilité : quand je n’ai pas accepté d’entendre, de comprendre vraiment, auparavant, ce que mon corps avait à me dire et m’a soufflé de nombreuses fois. J’étais trop occupée à suivre mes schémas et à m’agiter ; il me rappelle alors à l’essentiel. La souffrance peut être physique ou psychique. Elle m’indique que je ne me respecte pas, et que je ferais bien de changer mon comportement (cela peut juste mon positionnement, ma façon de voir une situation, ou un acte à poser ou une routine à mettre en place pour une vie plus saine pour mon corps-coeur-esprit…)
What else ?

Quand le mental se prend pour le corps…

La souffrance n’est pas une sensation : c’est une traduction du mental.
* Une traduction très utile au demeurant, si par exemple je me plante un clou dans le pied : cette fulgurance va vite m’arrêter et m’éviter de maltraiter encore plus mon corps. Elle va me contraindre de m’arrêter pour prendre soin. Et lorsque j’accepte ce qui m’arrive, que je ne me crispe pas en réaction, que je respire et m’apporte ce dont j’ai besoin, que je reste à l’écoute dans nier ni négliger… la douleur va laisser la place aux réalités du corps : le message précieux, les sensations précises et fluctuantes, ce qui est impacté ailleurs dans le corps, à quoi ça me renvoie…
* Une traduction très restrictive pour les situations moins urgentes : se limiter à « j’ai mal ici », c’est ne voir qu’une toute petite partie du message et ne pas profiter du présent/cadeau. Comme de monter sur la première marche de la Tour Eiffel : on ne voit pas grand chose depuis ce niveau-là ; ça manque de hauteur.

Et puis bien souvent, on croit avoir mal dans le corps et en fait c’est la tête/le mental qui résiste, qui a peur, qui se tend, qui refuse de lâcher le morceau… L’identification au message non compris/intégré pour ce qu’il est. Et certes le corps en pâtit aussi, par le manque de circulation énergétique… et la douleur psychique se transmet au corps.
La bonne nouvelle ? C’est que par le corps, on peut soigner la psyché aussi.
Tout est lié.

Tout et tou.te.s en interrelation…

La double nature de l’humain.e : matérielle et spirituelle.

Corps et âme sont intimement imbriqués durant toute la vie terrestre : l’un.e parle de l’autre, l’un.e parle à l’autre.

Je ne pense pas qu’il existe des corps vivant sans âme, mais parfois l’être (l’amour, la lumière) est brimé, enfermé, négligé, empêché de s’exprimer, voire méprisé car vu (par le mental et/ou l’ego) comme faible ou comme une faiblesse ou un handicap (par exemple, si le chemin de cet être, de cette âme dans cette vie, est en-dehors des codes sociaux des « puissants », de « l’élite »…) Et c’est probablement en raison de cet amalgame entre sensibilité et souffrance, dont il est nécessaire de se défaire, pour vraiment profiter de la Vie, des relations, des informations, des expériences…

Petit glossaire :

L’autre : la manifestation de parts de moi et de soi.

Les situations : des opportunités, des cadeaux, dont l’intérêt principal est de visiter ce qui se re.joue et d’éventuellement transmuter, transcender, se libérer.

Le temps et l’espace : des éléments liés à la 3D et qui la constituent. C’est avec/au travers de ces contraintes/qualités particulières que l’humain peut expérimenter la matière, le corps physique, l’animalité.

J’aime

Quand une personne parle de sa recherche des interfaces justes.
Quand je m’autorise de plus en plus à vivre mon juste, et que la Vie m’y soutient en m’obligeant à me positionner clairement.
Quand un groupe de stagiaires se forme, qu’ils se rencontrent dans le subtil avant de se rencontrer en physique… et combien c’est juste à chaque fois.
La Vie et ce qui fait partie de la mienne, et ceux/celles qui font partie de la mienne.
Merciii !

A la joie de te recevoir en stage Tantra Sud-Ouest si tu t’y sens appelé.e !

Plein de bonheurs chaque jour !

Namasté

Nelly

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