« Tantra : voie de l’Amour et de la Sexualité Sacrée »

C’est une des définitions que j’en donne… et que chacun.e interprète à sa façon.
Je m’abstiens de parler du Tantra en général : à chacun.e sa façon de le perce.voir et de le vivre.

Commencer par définir ici tous ces mots selon ma conception : non sortis d’un dictionnaire ou selon la vue d’autres, mais plutôt selon à ce qui, selon moi, anime l’humain.e profondément, au-delà du niveau mental.

Et en fait tout se recoupe tout simplement/naturellement dans l’Unité : ces concepts (Tantra, voie, Amour, Sexualité, Sacré) ont la même source et le même but. Ils dansent ensemble, se mêlent et nous permettent de jouer/comprendre/célébrer avec ce que nous sommes dans cette phase particulière qu’est la vie incarnée sur Terre.

Tantra ?

Selon mon regard, « Tantra » est assimilé à « Vie » : vie en conscience, si bien que tout en fait partie et que c’est à vivre à chaque instant, dans le quotidien, en considérant que la vie est une merveilleux cadeau, un laboratoire, un espace de jeux…

Vivre en conscience, ça passe par se sentir respirer, être à l’écoute de son corps physique, être présent.e à ce qui se joue au niveau du corps, du cœur, de l’esprit. C’est aussi sentir combien tout est lié, que l’autre est un partenaire et un miroir. C’est aussi lié à : puissance et vulnérabilité, profondeur et légèreté, joie d’être et accueil des émotions, paix intérieure au-delà des moments de doute, de peur, de colère, de jugement…

Le Tantra, c’est extra : c’est de viiivre. Intensité et lâcher-prise, Joie et respect, Amour (sans attente ni limite), circulation énergétique optimale en soi et avec le reste du monde…

Et certaines personnes sont en phase avec ce que j’estime être de l’ordre du Tantra, sans jamais avoir entendu parler des pratiques tantriques, en cultivant son jardin (intérieur et extérieur, que ce soit sous forme de jardin ou de toute autre activité qui porte, nourrisse, soutienne l’être à se réveiller/révéler) par d’autres biais.

L’important, c’est d’être vraiment, totalement, en vérité, sans exclure des aspects de l’humain.e… et cela se vit par/dans tous les corps : matériel et subtils (physique, émotionnel, mental, astral, causal, spirituel, bouddhique/christique… et autres selon les classements qu’on en fait). Le Tantra est une voie spirituelle qui passe par vivre avec les particularités de l’incarnation : la densité de la matière, les émotions, la communication dans le corps et par le corps, l’alimentation physique et ce qui en découle, la sexualité…

Le Tantra, c’est aussi une voie de désidentification (lâcher les étiquettes et limitations, pour soi-même et aussi pour les autres, pour voir plus grand, percevoir le Sacré), de retour à l’essence-ciel, et c’est en passant par la conscientisation de nos schémas/conditionnements/croyances, par la mise au service du mental pour soutenir l’être, par l’acceptation de ce qui est, par le faire avec attention/respect/amour, par un ego à sa bonne place (ni sous ni surdimensionné), par l’ouverture corps-coeur-esprit…

Le Tantra, ça peut être instantané (une réactivation de ce qui était déjà présent) et c’est aussi d’y revenir sans cesse, avec détermination/assiduité. C’est d’être délicat/tendre/amoureux.se et sans concession/compromission : un grand « Oui à la Vie ».

Cela passe aussi par la confiance dans le processus… et donc en soi, en l’autre, en plus grand que soi… C’est en traversant les voiles de l’inconscience et donc en passant par de nombreux deuils… qui peuvent aussi être jubilatoires !

Voie ?

Quand au mot « voie », je l’ai noté avec une minuscule puisqu’il s’agit de pratiques, et que d’autres existent aussi pour mener également à plus d’éveil, de conscience. A chacun.e sa voie, sa religion (son monde spirituel comme soutien sur la voie), son chemin… et même lorsque l’on y pose le même mot que des millions d’autres personnes, une voie est toujours personnelle, spécifique, individuelle, différente de toutes les autres, dans la magie de l’instant. C’est la magnifique unicité universelle de l’humain.e : tou.te.s différent.e.s malgré de très fortes similitudes, tout.e.s semblables malgré de très fortes différences en apparence. Tou.te.s relié.e.s, qu’on le veuille ou non.

Sexualité ?

Quant au terme « Sexualité », quand je l’écris avec une majuscule, il correspond à « Relation » et non à relation sexuelle.

Pour moi, je suis dans la sexualité dès l’instant où j’ai conscience d’être un être sexué, d’avoir un sexe au centre de mon corps. Un sexe physique, et aussi un sexe énergétique avec une circulation interne à ma personne et aussi une circulation qui va bien au-delà de mes limites corporelles, qu’il y ait contact physique ou pas.

Si je pense à quelque chose ou quelqu’un.e et que je reste consciente de ce qui se vit dans mon corps physique (partout et donc aussi dans mon sexe), je suis en sexualité, en relation… même si je ne suis pas en relation sexuelle. D’ailleurs, je me vois mal être en relation sexuelle avec une plante ou avec un gouvernement ou avec une personne que je n’apprécie pas… et pourtant le fait de me mettre en relation cellulaire (ou plutôt d’en prendre conscience, parce que probablement y a-t-il relation même lorsque je n’y suis pas ouverte) m’ouvre des portes, me montre des escaliers, m’offre l’accès à des niveaux de conscience susceptibles de me rapprocher de la Source, du Divin, de la Déesse, de l’universalité, de l’Un, de Dieu, du Grand Tout…

Et quand je mets une majuscule à « Sexualité », il y a la notion de sacré : d’immense respect/gratitude à la Vie. Honorer ce qui est comme étant un précieux présent, l’éternité qui se présente à moi et que je suis capable à cet instant d’intégrer, avec laquelle je joue et jouis dans chacun de mes corps, dans chacune de mes cellules. Il s’agit d’une Relation pleinement vécue, avec fierté et humilité : être Tout et partie du Tout.

A mon sens, un atout majeur de la vie terrestre est de pouvoir expérimenter la dualité, puis de retourner à l’Unité (y compris pendant des moments d’Eveil) en étant enrichi.e de ce qu’on y a vécu.

Quid de la relation sexuelle ?

Pour moi, un couple est une association de deux personnes, avec une notion d’engagement dans la relation pour les deux personnes (même si c’est distendu, même si c’est compliqué) et avec des relations sexuelles (même si c’est occasionnel, même si c’est plutôt de la tendresse que du sexe depuis plusieurs années).

Les relations sexuelles bien vécues (où chaque partenaire a du plaisir et de la satisfaction) sont un liant à la relation de couple épanouie. Le cocktail hormonal y est pour beaucoup.

Or, peu de personnes sont instruites des méthodes non conventionnelles de faire l’amour, et beaucoup ne sont pas satisfaites de leur vie sexuelle. Difficile d’être amoureux.se quand notre corps/sexe rechigne, semble frigide, développe des troubles… parce que l’être ne reçoit pas ce qui est réellement bon pour lui.

La Sexualité Sacrée vient mettre du baume sur les traumas (chaque sexe en contient, d’autant qu’il est relié à de nombreuses générations/vies antérieures), déconditionner les croyances/schémas toxiques à soi et à la relation, accueillir chaque personne dans sa vulnérabilité (plus besoin de bander dur en permanence pour être en relation sexuelle, pas besoin d’être excité.e pour faire l’amour de façon divine, on arrête de se la jouer solo/a ou de vouloir absolument que l’autre ait un orgasme…) et sa puissance (c’est ok de se révéler dans nos pulsions du moment, en s’écoutant, en communiquant, en écoutant l’autre sans vouloir le/la sauver…)

La Sexualité va bien au-delà de la relation sexuelle.
La relation sexuelle peut être vécue dans la Sexualité : comme une méditation, un rituel, une célébration, un passage initiatique. Eventuellement, ce peut être aussi une guérison du Féminin, du Masculin, de l’enfant abusé/violé…

Une relation sexuelle, ce n’est jamais anodin : c’est un échange énergétique important, même lorsque c’est dans l’inconscience.

Pour poursuivre sur cette question (qu’en est-il de la sexualité dans le Tantra selon Nelly ?), je dirais qu’il existe deux grands types de relations sexuelles : relation excitatoire et slow sex.

Beaucoup ne connaissent que le premier schéma, qui commence par l’érection masculine et se termine en général par l’éjaculation. Souvent, ce genre de relation crée, au fur et à mesure, un manque relationnel voire un vide, un ennui, même lorsque les deux partenaires ont des orgasmes, du plaisir physique. A ce stade, l’un.e n’est plus sûr.e que ce soit « la bonne personne » pour lui/elle et parfois va voir ailleurs, par nostalgie du début, pour retrouver les délices de l’excitation et le sentiment d’être puissant.e, aimé.e, amoureux.se…

Dans le slow sex, on n’attend pas d’en avoir envie pour se mettre en position de connecter les sexes, pour se placer en méditation par le sexe. Et quand l’excitation est là, on ne se lance pas forcément en suivant la pulsion animale. C’est tout un nouveau monde immense et sans cesse renouvelé qui s’ouvre : comme une méditation, le vécu est toujours inattendu et différent, même dans une forme identique.

Des orgasmes de contraction aux orgasmes d’expansion. De la jouissance physique à l’extase.

Il ne s’agit pas d’exclure un type de relation sexuel au détriment d’une autre : plutôt d’en parler, d’essayer, d’orienter, d’initier, d’écouter, de se laisser faire autrement, d’oser aller là où ce n’est pas confortable pour le mental, de sortir de sa zone de confort pour l’agrandir et être plus authentique/entier.e…
Le Tantra est inclusif : toutes les pratiques sexuelles peuvent y être présentes, tant que c’est dans le respect de chacun.e, le consentement, la communication authentique, la conscience de ce qui est vécu, la respiration, l’ajustement… et non la compulsion, le vouloir pour l’autre, la prise de pouvoir, la négation de l’être, le manque de respect… Je rappelle ici les critères du viol : un rapport sexuel sous contrainte, surprise, violence ou menace. D’où l’importance de savoir prendre le temps, aussi pour se re.trouver sur un même plan, dans des vibrations de niveaux équivalents.

Dès lors qu’il y a altération de conscience par la prise d’alcool ou de drogue licite ou illicite, on ne peut pas parler de sexualité sacrée, puisque l’être est endormi ou mis sous silence. D’ailleurs, il n’y a pas non plus vraiment de relation sexuelle : plutôt un rapport sexuel, qui va aussi marquer l’être mais ne pourra certainement pas le nourrir.

Heureusement, le corps-cœur-esprit de l’humain.e a un grand pouvoir de résilience.

Confiance : la guérison passe souvent par la réactivation de la blessure, l’acceptation de ce qui est, puis le choix conscient de guérir, en acceptant de mourir à l’ancien, à l’identification… Se reconnaître et renaître.

Plusieurs vies en une existence terrestre.

Un autre aspect dans la sexualité : c’est important aussi de savoir être son propre partenaire sexuel.

D’une part, nous avons à apprendre à nous re.connaître, nous accepter tel.le que nous sommes, nous honorer, nous aimer, prendre soin de nous aussi au niveau sexuel… et aussi apprécier notre propre toucher, nos propres pratiques habituellement offertes à l’autre. (Bon d’accord, pas facile de se faire un cunnilingus ou une fellation, mais bien d’autres expériences sont possibles.)
Et d’autre part, il s’agit d’acquérir une certaine autonomie sexuelle, une satisfaction de soi à soi, pour ne pas aller à la relation avec avidité, par manque… et donc d’attirer un/des partenaire.s dans ces vibrations-là.

Et puis un sexe négligé peut aussi induire des pathologies pour se faire écouter/entendre. Et un sexe mis de côté peut s’oublier lui-même… parfois jusqu’à ce que la personne se perçoive comme asexuée, soit coupée de cette énergie-là et de ce mode de communication.

Concernant la sexualité avec soi (s’honorer soi-même), ce peut être aussi parfois sur un mode excitatoire et parfois sur un mode slow.
C’est par le toucher direct ou avec des accessoires, à sec ou avec du lubrifiant/de l’huile. Et cela peut se vivre également en investissant pleinement son sexe, en l’écoutant, en accueillant tout ce qu’il présente/révèle… sans juger, sans critiquer, sans analyser, sans vouloir changer ce qui est, sans s’attacher à des aspects, sans s’identifier à ce qui est observé…
L’autoérotisation peut se vivre avec ou sans toucher physique… et les différents types d’orgasmes peuvent aussi se manifester avec ou sans toucher physique.

Ce que l’on évite, en matière de sexualité tantrique, c’est l’excitation par le fantasme, ou bien c’est seulement à titre expérimental et non coutumier. Car il s’agit d’être pleinement présent, dans la réalité, dans le corps, dans le processus en cours… et pas de faire appel à des images mentales pour obtenir un résultat (qui ne satisfera que l’ego).
Si c’est un mode de fonctionnement habituel (comme d’avoir un rapport sexuel en étant stimulé par du porno), il faut parfois du temps pour se défaire de cette addiction, mais c’est souhaitable pour de vraies relations satisfaisantes et nourrissantes, d’être à être. Les pratiques tantriques soutiennent à cela.

Juste être là avec/dans son sexe, en respirant calmement, profondément. C’est une méditation tantrique fondamentale.

Sexualité et Tantra ?

Peut-on vivre le Tantra sans sexualité ?

A mon sens, non.
Le Tantra, c’est en incluant tous nos aspects. Alors si on se coupe de l’essence de ce qui fait de nous un.e humain.s (homme ou femme, au moins au sens physique, même si notre genre est différent), comment être tantrika ?

Mais comme je l’ai expliqué plus haut, avoir une sexualité, ça peut être aussi parfois seul.e, et ce n’est pas forcément dans le contact physique.
N’empêche que si l’on considère que l’état d’humain sert à l’expérience/la relation aussi dans la matière, c’est dommage de ne pas utiliser tous nos atouts, toutes nos compétences connues et inconnues. Le risque alors est de rester quelque peu désincarné, pas tout à fait dans la réalité, le concret, la vie.

L’idée, ce n’est certes pas de tout expérimenter, de sauter sur tous les possibles en matière de sexualité ou autre, mais de sentir d’où viennent nos freins dans la vie et de s’offrir les moyens d’être heureux.se. Et ce n’est certainement pas en refusant tout relation ni en estimant qu’une relation sexuelle doit se passer comme ceci ou doit nous mener à cela ou que l’autre doit faire/vivre/recevoir ceci…

Toujours la recherche du centre, du milieu, du juste, du bon pour l’être… même si pour certaines constructions psychiques c’est en passant par les extrêmes.

Sacré ?

Dans « Sexualité Sacrée », le second mot à deux significations concomitantes : « consciente » et « de célébration », sacralisée.
En effet, il s’agit d’être présent, ici et maintenant, avec tous nos sens y compris les plus subtils (qui sont des extensions de nos sens physiques… ou plutôt les sens physiques en sont des contractions, des densifications, des réductions), d’instant en instant, selon les principes de l’observation de soi.
Et aussi, c’est d’honorer la Vie sous toutes ses formes : son propre corps physique, celui du/de la partenaire, l’énergie sous toutes ses formes et dans ses différents mouvements/circuits…
L’incommensurable dans l’acte posé en conscience.

Au-delà du clivage « profane et sacré », un exercice activateur d’Amour, d’ouverture, est d’inclure tout dans le Sacré.

Une sexualité profane, ce serait de la routine sans une communication de qualité, où les personnes se conforment à des schémas qui ne les rendent pas vraiment heureuses. Une routine ou une anti-routine sans conscience : échangisme, mélangisme, polyamour, BDSM, faire ceci ou cela sans y être vraiment, sans être capable de laisser circuler l’énergie, l’Amour. Une sexualité profane, c’est là où l’on reste sur sa faim de Relation, d’échange, de partage, de connexion. Et c’est en partie indépendamment du nombre de partenaires ; je n’imagine néanmoins pas possible à l’humain.e, intrinsèquement limité, inclus dans une dimension de temps et d’espace,

Conscience que tout ce que je perçois parle de moi puisque ça parle de ma relation avec l’objet/le sujet de l’observation (beaucoup plus que de l’objet/du sujet lui-même). C’est toujours depuis ce que je suis sur cette Terre que je vois et interprète… et au plus c’est en connexion/lien avec l’Uni-Vers, et au plus c’est ok de traiter mes relations par l’Amour et la gratitude.

Simple ! … mais pas toujours facile.

Les stages Tantra Sud-Ouest sont autant de tremplins/d’échelles/d’ascenseurs possibles pour aller davantage au contact avec son Être, son intériorité… pour plus d’Amour, de Paix, de Vérité, de Conscience, de Joie, de simplicité, de bonheurs… en se foutant la paix !

Au plaisir de vous y recevoir et de vous accompagner à viiivre !

Et pour ceux/celles qui ne se sentent pas (encore) de venir en stage, il y a la formation en ligne Vers Une Sexualité Authentique

Tout plein de bonheurs à tou.te.s !

Namasté

Nelly
06 51 02 08 16

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