L’écriture inclusive / le parler inclusif

par | Nov 17, 2022 | Autre que le tantra, Sexe / Genre / Sexualité | 0 commentaires

Voilà un vaste sujet, à plusieurs niveaux de réflexion… et donc éventuellement à plusieurs niveaux de compréhension.

Chacun.e naît avec un sexe et est identifié.e à ce sexe, tout au long de sa vie. Certaines personnes choisissent d’en changer… et sont alors identifiées à leur nouveau sexe… ou à la personne qui a changé de sexe…
Du sexe, on n’en sort pas, alors autant faire avec.
Et pour faire avec tout en respectant nos valeurs, des outils sont créés (et d’autres sont à créer) ; l’écriture inclusive et le parler inclusif en font partie.

(« Nos valeurs », cela fait référence ici à l’inclusivité, qui résonne avec mon aspiration à entretenir le lien entre tous les êtres/âmes, aspiration née du besoin naturel/universel de faire partie, d’être reconnu.e et respecté.e tel.le qu’on est.)

Avoir un avis

Le mental humain est rarement neutre sur une question. Et l’ego aime avoir raison (sur l’autre, contre l’autre).

Pourquoi ? Ils savourent de définir des limites (le moi en a désespérément besoin pour savoir ce qu’il est, s’attacher à sa prison dorée) et d’avoir une opinion à poser voire à imposer… comme si c’était une preuve d’intelligence, de finesse d’esprit. C’est surtout le règne du « Je pense donc je suis »… et donc l’identification au processus de la sphère intellectuelle inférieure. (La sphère intellectuelle supérieure étant liée à l’Esprit, à la spiritualité, à l’intuition, à la connexion à Plus Grand… et donc plutôt au senti, quelque soit son canal, qu’à la pensée-raison, la binarité, le jugement, le savoir exclusif…)

Non qu’il faille exclure nos comportements intellectuels (c’est d’ailleurs là que je suis dans cet écrit et dans la plupart des moments de ma vie… et c’est ok !), qui sont dans la nature humaine, mais juste ne pas s’y identifier, ne pas y croire, ne pas en devenir esclave et vouloir faire des esclaves des autres en étant certain.e d’avoir la bonne solution…

Ce qui est intéressant et même nécessaire, c’est de soigner la communication entre l’intellect inférieur et l’intellect supérieur : il s’agit là de taux vibratoires différents et complémentaires, dont l’alliance permet à l’Humain.e de vivre pleinement, de prendre sa juste place, en offrant au monde ce qu’iel est profondément, ce qu’iel a d’universel comme de spécifique…

Tout ça pour dire que c’est ok d’avoir un avis… et encore plus ok de prendre en considération les avis des autres… et d’observer les tenants et les aboutissants de ces opinions : qu’est-ce que ça génère de bon, de cruel, de doux, de lien, de joie, de tristesse, de manque, de colère, de frustration, de jeux de pouvoir, etc.

Sentir/comprendre ce qui réagit en soi

Et de là je deviens plus libre : libre de mes propres opinions (auxquelles je ne m’identifie pas), libre des opinions des autres (c’est à chaque fois matière à introspection et nettoyage psychique : si ma réaction émotionnelle est forte, cela parle de ce que j’ai à visiter en moi et d’un positionnement à revoir).

La résistance au changement

L’ego déteste changer : pour lui, le changement est synonyme de perte et donc de mort. D’ailleurs, plutôt que de risquer le changement à l’intérieur (l’adaptation, la transformation…), certaines personnes changent compulsivement leur extérieur, leur paraître, que ce soit physique ou relationnel ou matériel ou professionnel… Ainsi l’engagement dans la relation (à soi, à l’autre), n’est jamais suffisamment long/intense pour aller remuer la profondeur et éventuellement nettoyer les schémas. Et l’identification reste la loi : « Je suis ceci. Je suis comme cela. J’aime… Je n’aime pas… Je veux… »
Il n’y a pas de mal à vouloir garder sa base et ses contours, ou à vouloir absolument en changer (attirance et répulsion, c’est toujours l’ego qui parle). Il me semble néanmoins utile et fondamental d’observer tout cela : l’observateur.trice est davantage que ce qui est observé, bien plus libre.

Probablement même, une part d’identification est nécessaire à l’expérience de la vie incarnée : pour ne pas être dispersé.e aux quatre vents, perdu.e dans l’indéfini/l’infini. La dualité enseigne aussi… surtout si nous n’en sommes pas dupes : c’est simplement une expérience éphémère, qui peut nourrir notre âme, les autres âmes, l’Esprit… (ou pas, en fonction du niveau de conscience avec lequel on la traverse, avec lequel on est traversé.e…)

L’ajustement au re.nouveau

Les humain.e.s sont pétri.e.s de croyances.

Pourquoi ? Parce que nous avons besoin de bases relationnelles, de nous ancrer, de trouver du sens à notre vie… ainsi il y a stabilité/force même en cas de tourmente temporaire.
Le besoin de sécurité me semble regrouper tout cela, et ne pas être foncièrement lié aux besoins physiologiques : on peut avoir tout le nécessaire au fonctionnement du corps (nourriture et boisson de qualité, repos) et à la reproduction, et ne pas pour autant se sentir en sécurité ni épanoui.e.

Or, la création de notre monde/univers personnel, c’est depuis notre psyché. Il y a d’abord la pensée puis le verbe créateur. Sachant que la pensée découle elle-même de différents facteurs :
* la constitution de l’organisme : la génèse individuelle et collective,
* ce qui est absorbé par l’organisme et comment c’est traité/digéré,
* les échanges interpersonnels (formels et informels, à proximité et à distance…),
* les influences sociétales, l’ambiance globale et dans notre réseau (nous trouvons souvent validation à ce que nous croyons, alors prenons soin de choisir ce que nous croyons),
* les énergies cosmo-telluriques du moment (et même la météo !),
* les influences de l’Invisible (âmes errantes, entités, karma…)
* et quoi d’autre ?

Alors une pensée est-elle personnelle ? Probablement seulement dans une toute petite mesure. C’est une redite de ce qui a déjà été pensé/dit des millions de fois auparavant. Et l’originalité d’une idée ne lui confère pas non plus une valeur plus importante : déjà parce que c’est peut-être juste un jeu d’ego en plus (qui cherche à se valoriser), et aussi du fait qu’une idée n’est ni meilleure ni pire seulement du fait qu’elle est « inédite », « différente », « particulière » ou autre. Un peu comme ces défilés de « haute couture » : la beauté ne vient pas forcément de l’originalité… et quelque chose d’original peut être beau (mais là on rentre sur un autre débat : la beauté est-elle une vision personnelle ou un absolu ?)

Les croyances sont-elles bonnes ou mauvaises ?

Je disais que les humain.e.s sont pétri.e.s de croyances ; est-ce grave ?

Il me semble que l’important c’est toujours la conscience que l’on y porte, les voiles d’inconscient qu’on lève : c’est ok de croire… tant qu’on se rend compte qu’il s’agit (peut-être) d’une simple croyance et qu’on n’a pas à vouloir l’imposer aux autres.
Conscience que cela peut être une bonne croyance : si elle nous fait du bien, nous donne de la force, du courage, de l’ouverture d’esprit et de cœur…
Et si une croyance ne fait pas du bien (à soi, à l’autre, aux autres, aux relations qui nous font du bien), peut-être la requestionner et voir par quelle autre croyance je pourrais la changer, pour plus de fluidité, de joie, de paix, d’amour, de respect… et autres valeurs qui me font du bien.

Une croyance ça s’entretient, avec patience (et éventuellement avec passion, pour l’avènement d’un nouveau paradigme).

Ma croyance concernant l’inclusivité et ses méthodes, c’est que « Nous sommes Un » : que tous les êtres humains sont des reflets les uns des autres, des partenaires, des parts de l’Humanité, du Tout que je suis et dont je fais partie.
Cela m’apporte de la joie (amour, communion, confiance) et du boulot (faudrait pô s’ennuyer ; ma vie doit être utile). C’est plutôt vertigineux et en même temps confortable et vivifiant, alors je garde.

Et ça ne me satisfait pas, de diviser l’humanité en hommes et femmes, alors je remercie celleux qui ont proposé cette nouvelle forme de langage.

Ecouter son Coeur-âme et agir depuis cet espace

L’important, comme pour toute action (ou non-action), c’est davantage depuis où j’agis (ou n’agis pas : c’est un acte aussi) que ce que je fais (ou m’abstiens de faire : c’est un choix aussi, conscient ou moins conscient).

Concrètement, une même action n’a pas la même valeur en fonction de ce qu’il y a derrière.

Et clairement, tous les êtres humains ont cette sensibilité, sont capables de sentir ce qui se joue dans une interaction… et n’ont pas à justifier de leur vécu dans une situation. C’est un principe de base du consentement : si une proposition ne résonne pas bonne/juste pour moi, c’est ok de dire simplement « non merci » sans chercher une explication.

Les sens/l’essence de l’écriture inclusive, selon moi

Si je dis « Bonjour à toutes et à tous », ce n’est pas comme de dire « Bonjour à toustes ».

Car, d’une part, l’écriture inclusive ou le parler inclusif ont une valeur de simplification… qui peut tout à fait ressembler à un truc encore plus compliqué et c’est vrai aussi. N’empêche que c’est factuellement plus court de dire ou décrire « Bonjour à toustes » plutôt que « Bonjour à toutes et à tous » ou « Bonjour à tous et à toutes ».

Et d’autre part, l’écriture inclusive ou le parler inclusif parlent d’adelphité : il y a là un rassemblement de tous les êtres humains sans tenir compte de leur sexe, de leur genre, de leur orientation, de leur vécu… On sort de l’identification au sexe, tout en tenant compte de cette réalité : nous avons toustes un sexe.

Au-delà de la fraternité (entre hommes) et de la sororité (entre femmes), nous sommes dans l’adelphité (entre humain.e.s)

A mon sens, l’écriture inclusive ou le parler inclusif offrent cette belle opportunité de s’offrir à la conscience du lien entre tous les membres de l’humanité, en lâchant les concepts machistes et féministes, patriarcaux ou d’autres jeux de pouvoir : nous sommes toustes né.e.s de la même Terre-Mère et du même Père-Ciel.

Cela invite à sortir des clivages, projections, injonctions et autres croyances délétères, pour vivre simplement et pleinement dans des relations détendues, bienveillantes, en tenant compte des particularités de chacun.e mais sans s’y attacher.

Ras-le-bol que « le masculin l’emporte sur le féminin » : c’est une solution de facilité (voire d’avilissement) qui n’honore pas l’humanité. Cela parle des dérives du passé ; une réactualisation est nécessaire. Une remise à plat. La création d’un Nouveau Présent où chacun.e est à sa juste et bonne place.

La création de ces nouveaux pronoms me plaît aussi : iels, celleux… Je ne serais pas satisfaite d’utiliser du neutre, comme s’il n’y avait pas de sexe du tout : là c’est l’addition des possibles (et non la négation).

Voilà ce qui m’est venu au sujet du langage inclusif, que je pratique à ma sauce/façon.

Et pour toi, c’est comment le langage inclusif ? Tu le vis comment ? Tu le pratiques ?

Je sais que c’est difficile à lire (et/ou à entendre) pour certaines personnes. Pardon si c’est ton cas. C’est important pour moi : cela me parle d’intégrité. Je ne fais pas pour plaire ou pour déplaire : seulement parce que ça résonne avec moi.

Namasté

Nelly

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