Mon pire défaut ?

par | Juil 20, 2022 | Autre que le tantra | 3 commentaires

Mon pire défaut ?

Ah que non je ne suis pas parfaite et même que je n’aspire même pas à la perfection.

Je vois l’idée de perfection à atteindre comme un handicap majeur dans la vie, à la créativité, à la joie d’être : comme si la perfection était unique/universelle et désirable et accessible à l’humain.e… alors que cela correspondrait à mon sens à une rigidité, à un manque de mouvement, d’expériences, de vie en fait. Et de toute façon, ce n’est pas tenable dans le temps puisque la vie est faite de cycles, de changements : tendre à la perfection est donc une quête illusoire et quasi perverse puisque cela marque le règne du jugement (parfait versus non parfait, donc bien/mal).

Si si j’en connais qui se croient parfait.e.s et depuis longtemps. Et c’est même parfois mon cas, mais seulement dans le sens de la conscience de (ou du choix de consacrer) la perfection de la Vie elle-même : perce.voir que Tout est parfaitement orchestré, que chaque élément fait partie et résonne avec ce Tout essentiel, divin. Il ne s’agit pas d’un sentiment égotique mettant en scène du parfait et du non parfait.

Rappel des 7 péchés capitaux :

  1. L’orgueil Superbia (versus fierté et humilité)
  2. L’avarice Avaritia (accumulation versus générosité, prodigalité, gentillesse)
  3. L’envie Invidia (jalousie versus compersion)
  4. La colère Ira (versus tempérance, équanimité)
  5. La luxure Luxuria (plaisir sexuel versus chasteté, négation de la sensualité/sexualité)
  6. La paresse Acedia (morale, intellectuelle versus courage, comportement du chercheur de vérité, foi, reliance à l’être en soi)
  7. La gourmandise Gula (gloutonnerie versus manque d’appétit, de libido, de désir)

De là à établir quel est mon pire défaut…

Que serait un défaut pire d’ailleurs ?

Je dirais :

  • d’une part, un défaut est un excès d’une qualité
  • d’autre part, il nuit à la connexion intérieure et extérieure, à la Relation qui est le sens de l’expérience de l’incarnation

De là, je vois le chemin parcouru :

  • j’ai traversé mes ombres en terme de colère (j’ai voulu si fort la mort de tellement de personnes, dont la mienne)
  • j’apprends à traverser mes peurs, encore et encore, et ce sont des guides précieuses (du coup, j’ai moins de tendance à l’avarice, à stocker, à vouloir garder au cas où…)
  • je joue et je m’équilibre et bouge… mais pas assez au niveau physique (mon corps a besoin de davantage de mouvements)

Pour ce qui est de l’envie (au sens jalousie), c’est assez peu dans ma vie : j’apprécie au contraire le bonheur des autres, car cela les fait monter en vibration et ça m’éclabousse de paillettes rafraîchissantes.

La luxure (le plaisir sexuel pour lui-même), pourquoi pas ? Mais cela n’a jamais eu de sens pour moi : je ne prends vraiment plaisir que dans la connexion, le sentiment d’union, qu’il y ait excitation ou pas.

Quant à la paresse, selon Saint-Thomas-d’Aquin, il s’agit de la paresse morale, intellectuelle. C’est donc celle qui serait à l’opposé du courage du chercheur de vérité, de la foi, de la quête d’aller se rencontrer vraiment. Donc ce péché-là ne m’appartient pas aujourd’hui.

Et la gourmandise, c’est dans le sens gloutonnerie, et je n’ai plus ce travers, en général. Mon alimentation est plutôt équilibrée aussi. Et je vois mon appétence pour certains mets-plaisir comme une célébration voire une façon d’honorer l’abondance de la mère-veilleuse Terre qui nous accueille.

En fait, le principal vice que je me vois en ce moment, je l’assimile à une forme d’orgueil : j’ai tellement envie de transmettre le précieux de ce que je sens/perçois que je néglige certains de mes besoins fondamentaux : ceux de mon corps physique.

Par rapport à l’orgueil, si j’étais dans un juste équilibre, ce serait d’être tout à fait humble par rapport à ma place ici-bas et tout à fait fière d’être ici et maintenant, simplement… et donc de ne pas me mettre de pression, de laisser le temps passer sans craindre de ne pas en avoir assez, de ne pas en faire assez, de ne pas être à l’heure…

Et c’est bien là l’atout que je trouve dans l’écriture : de me permettre de mettre à jour mes ombres, croyances, déséquilibres et autres maltraitances. Car tout cela est fondé sur mes parts d’inconscient, ainsi mis en lumière grâce aussi à une certaine clarté mentale… justement possible grâce à l’humilité.

Car l’orgueil a bien des formes, se cache derrière bien des masques, y compris tous ceux du fameux triangle de Karpman : la victime, le bourreau, le sauveur sont tous dans l’orgueil. Et même si je ne me sens à aucune de ces places, d’autres visages encore révèlent une place trop important, mal ajustée, de l’ego.

En effet, l’ego est constitué de croyances, d’habitudes, de schémas… et j’ai du mal à en lâcher certains, que je trouve bien confortables alors qu’il y a une certaine souffrance à rester assise derrière mon ordi tellement d’heures.

Orgueil ? Peut-être plutôt une addiction en fait !
Une addiction provoquée par une peur de certains manques ? Ou simplement parce que le cerveau humain n’est pas fait pour se protéger de l’influence des écrans et d’internet ?

Et pas vraiment une addiction puisque je peux tout à fait décrocher à tout moment pour toute durée : c’est le désir mental d’être utile, de contribuer, d’évoluer, etc qui se reflète dans cette propension à rester si longtemps devant mon ordinateur.

Alors peut-être qu’on en revient à ces deux autres vices :
* la gourmandise (difficile de me limiter dans cette consommation qui me donne du plaisir)
* et l’avarice (du coup, c’est difficile pour moi d’offrir mon précieux temps à d’autres aspects, à des personnes et autres formes de vie qui en auraient besoin aussi…)

S’il n’y avait pas d’accès à la toile du net, uniquement les logiciels de base, certainement je ne passerais pas autant de temps sur mon ordi. Car c’est aussi ce qui se vit dans le monde, les réactions, ce qui impacte sur mon énergie… que j’observe sur la toile.

Bon… réflexion en cours… et on verra si j’arrive à décrocher un peu plus de l’écran et à bouger mon corps 😉

Et vous, c’est quoi votre pire défaut du moment ?

Namasté

Nelly

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3 Commentaires

  1. Olivier Hibon

    En fait, la vraie question est : qu’est ce qui ne me laisse pas en paix ?
    Qualités et défauts ne sont qu’un point de vue teintés de religiosité
    Ces défauts ne sont que des perturbations émotionnelles non résolues avec lesquelles nous ne sommes pas en paix…
    Apprenez la résolution émotionnelle

    Réponse
  2. jean christophe URSCH

    Bonsoir. Il s’agit d’un sujet « défaut et perfection » qui est à la fois très profond, qui colle souvent à notre quotidien et que l’on aborde si souvent sans pourtant y répondre « réellement ». Je dis qu’il est quotidien dans le sens où combien de fois au cours d’une discussion anodine voire pendant un entretien très formel; on nous demande quel est notre pire défaut ? Va t’on répondre à cette question honnêtement ? Va t’on répondre en éludant le sujet ? Va t’on répondre pour se mettre plus en valeur lorsqu’il s’agit d’un entretien professionnel ? Cherche t’on réellement une « vraie » réponse quand on nous pose cette question ? Je ne sais pas. Notre réponse dépendra d’après moi de l’environnement et du contexte qui en découle. Je crois qu’on ne se pose réellement jamais la question peut être par peur de trouver une réponse qui va nous amener plus loin qu’on ne le pense. Si je cherche mon pire défaut, cela va m’amener à me demander quelle en est la cause et surtout de quel façon je peux y remédier. Il faudra donc peut être affronter ses peurs alors qu’il est sûrement plus aisé de se « distraire » ( dans le sens de détourner son propre regard de soi même. Je rejoins tout à fait l’idée qu’un défaut est bien souvent l’excès d’un qualité. On en fait souvent « trop » dans bien de domaines. Le « trop » est tout aussi nocif que le « pas assez ». Un défaut peut devenir le « pire » ou pas en fonction de notre entourage. Connaître son pire défaut veut dire que l’on connaît aussi ses forces et ses faiblesses. Pour cela il faut bien entendu être capable « d’écouter » le monde qui nous entoure mais surtout se connaître réellement soi et être en mesure de ne pas être sous « influence ». Et oui, il y a toujours le « côté normatif » ( je parle ici des règles non écrites et souvent admises) où il faut être comme « ci » ou comme » ça  » pour « plaire » au groupe quel qu’il soit, pour se sentir « admis ». Quant à la perfection, quête qui a traversé tous les temps n’épargne pas le notre : nous le constatons chaque jour en terme de « com » sur les réseaux sociaux ou autres supports. La perfection est à mon humble avis, une recherche aussi destructrice qu’elle pourrait être louable. Cherchons le « mieux » au lieu de chercher le « parfait ». Voulons nous gommer nos défauts pour aller mieux ou pour être parfaits ? En toute humilité, je cherche déjà à aller mieux et c’est déjà un grand pas de franchi. Ce qui semble « parfait » est bien souvent très lisse et sans âme car cela ne semble pas « humain » qu’il s’agisse d’un objet ou d’une personne. La perfection à mon sens ne dégage rien. Je pense que c’est valable pour toute chose ou tout être. La recherche de la perfection n’est pas la volonté de s’évertuer à vouloir remplir une case de plus??? jc

    Réponse

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