On m’avait dit « tu vas t’ennuyer », « c’est austère », « il a un ego surdimensionné », « pourquoi tu vas t’infliger ça ? », « seulement 2 pratiques », « il croit avoir le monopole du vrai Tantra », etc… et j’en reviens enchantée, nourrie, à nouveau validée dans ma voie/voix.

Ce que j’avais écrit avant mon départ :

« Tantra le week-end prochain, avec Daniel Odier, à Paris.
C’est un peu partagé en moi d’aller rencontrer cet homme : je le sens bien (livres et vidéos) et certaines personnes viennent en stage Tantra après avoir été inspiré par ses livres… et en même temps ça m’a fait bizarre de lire son avertissement à l’entrée de son site: il parle carrément « d’imposteurs qui souillent la voie » concernant ceux qui enseignent le Tantra sans sa validation. Pour moi, il s’agit d’une dissonance avec le Tantra tel que je le conçois : voie de libération, de responsabilité, de pouvoir personnel, de conscientisation de l’Unité… où l’on attend certainement pas l’aval de papa-maman pour s’engager selon son élan de vie/du cœur/de l’âme. Et puis ça me parle de jugement et de peurs/colères/émotions non traitées. Je vois cette part en moi qui juge le jugement, qui craint la critique et donc critique elle-même… et je respire dans ce qui se manifeste là. Merci. J’y vais donc avec entrain et curiosité. »

Et à mon retour :

« Je me suis régalée tout au long de ce week-end, avec le stage de 2 jours par Daniel Odier (un lieu super, à 5mn de chez ma Maman) Un groupe top, des pratiques profondes et réjouissantes, un enseignement nourrissant, un prof drôle et humain. »
Et maintenant que je lis à nouveau son avertissement, j’en vois la portée, la vérité.
D’une part, Daniel parle là de ceux qui prétendent avoir été formés selon sa voie. Et effectivement j’en ai rencontré une qui ne transmettait pas dans le même esprit, avec des bases vraiment solides, même après 10 ans à le suivre : du coup, pas avec l’ancrage et l’observation nécessaires… et ça m’a justement fait penser que quelque chose était perverti… mais je comprends que ce n’est pas du fait de l’enseignement de Daniel. Et si j’ai bien compris, dans la voie transmise par Daniel, il n’y a pas de cadre, pas de règles de bonne conduite, car les pratiquants sont supposés agir en conscience… et le yoga du toucher (massage cachemirien) n’est pas proposé d’emblée : c’est une extension de Tandava, la danse de Shiva, et il est nécessaire d’être déjà à l’aise dans cette pratique phare, quotidienne. Une méditation en mouvement qui se prolonge simplement dans la relation corporelle à l’autre.
En effet, pas besoin de cadre quand on est dans l’esprit… mais encore faut-il y être. C’est d’ailleurs précisément ce qu’exprime Richard : « Quand on est dans l’esprit, on peut tout faire. Parce ce que quand on est dans l’esprit, on ne fait pas n’importe quoi. »
D’autre part, je suis ok que prétendre enseigner le Tantra c’est présomptueux, et je n’ai jamais utilisé ce terme pour décrire mon métier : j’anime, je propose un cadre et des pratiques autour d’un thème ; je m’amuse, j’apprends et convie ceux/celles qui ont le désir de jouer avec moi/nous.

Cela me parle aussi de la spontanéité.

Magie de grâce de la Spontanéité, du pur élan de vie non freiné/contraint par la bienséance, les conventions sociales… Là, on est (dans) l’esprit pur, et c’est un enseignement d’amour (et donc dans le respect, naturellement) ; il n’y a pas d’interférence (pas d’intention sur/pour l’autre, pas de schéma mental/psychique suivi) et la communication est fluide (écoute fine, pas d’envahissement de l’espace de l’autre).
Versus (à différents degrés) la fausse spontanéité, biaisée par les blessures psychiques, les manques/addictions, la volonté d’obtenir quelque chose (même si c’est le plaisir ou la satisfaction de l’autre).

Alors je me méfie de ce mot (qui peut être mal interprété).
Commencer à agir spontanément en solo.a, dans la pratique de soi à soi. Déjà sentir son juste, son bon du moment, voir le beau et s’émerveiller, savoir être nourri.e profondément par le flux/la vibration, être relié.e, vivre la vérité qui te traverse… et de là, oui c’est possible de glisser vers la spontanéité appliquée avec d’autres vivants. Si ce n’est possible qu’avec un certain type de personnes (hommes ou femmes ou jeunes ou vieux ou même catégorie ethnique ou sociale, etc), alors il y a encore du boulot pour vivre la vraie spontanéité. Car cet état de grâce est lié au sens du Sacré. Être pur, comme un nouveau né.

Où je veux en venir ?

Seule l’expérience personnelle compte. Voire l’Expérience : probablement le sens de la vie terrestre, de l’incarnation. Sentir.
Et l’expérience, c’est par le corps physique que ça passe, en y allant, en le vivant dans tes cellules, par tes propres perceptions, en traversant/transcendant tes propres voiles, en traçant ta propre voie.
L’expérience des autres ne te sert pas à grand chose… si ce n’est à te faire croire, à activer le mental-menteur, à t’abandonner à ta zone de confort et aux justifications de ne pas… et donc à t’empêcher de vivre véritablement les propositions de la Vie.

Tu es unique. Tu es magique. L’univers réside en toi.
Vis ta vie !

Qu’est-ce que tu risques ? Au pire, mourir ? De toute façon, ton corps physique mourra (et tu ne sais pas quand)… alors autant vivre vraiment avant, n’est-ce pas ?!

A se rappeler :
* Nous sommes créateurs de notre réalité.
* Nous voyons ce qui justifie ce que nous croyons déjà.

La voie du Tantra est libératrice : il s’agit de lâcher toutes les croyances, de se dépouiller des circuits/schémas pré-établis… et de se sentir être, vibration, (dans l’)Un. Et d’abord, percevoir véritablement, avec finesse et passion, par tous nos sens, grâce à notre corps de sensations… sans se laisser happer par le mental qui (par habitude, mais ça peut changer) va nous en faire/resservir toute une histoire.

Prêt.e pour un stage Tantra Sud-Ouest ?
On décolle, la tête dans les étoiles, les pieds bien profondément enracinés dans la Terre !
Namasté
Nelly

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