Le Tantra n’est pas une thérapie.
Le Tantra est thérapeutique.

En effet, le Tantra n’a pas de but et donc ne cherche pas la guérison.
Je le définirais comme une attitude à vivre vraiment, à chaque instant, intensément, dans sa vérité, avec un esprit méditatif, ouvert, avec amour et justesse, dans la beauté et la magie des mondes.

N’est pas tantrika celui/celle qui (a) fait ceci ou cela.
Est tantrika celui/celle qui est dans la conscience et tend à se détacher des réactions (automatismes), pour entrer dans des actions plus justes, intuitives, sous-tendues pas l’amour et la compassion.

De nombreuses méthodes soutiennent les pratiquants, dans la détente et la joie. Le corps et les sensations sont au cœur du processus. Les émotions sont accueillies et transcendées. Les sentiments sont soignés : les toxiques sont nettoyés et les nourrissiers sont nourris. Les pensées sont utilisées pour accompagner la libération de l’esprit : le mental est entendu, détendu et mis au service de l’être.

Il y a certes différents niveaux en Tantra (et différentes façons de l’aborder), mais pas d’échelle de valeur ni de jugement/sanction : juste le constat de son propre fonctionnement, et quand c’est possible il s’agit d’aller au-delà des considérations et de devenir un peu plus l’être que l’on est vraiment, derrière les filtres physiques et psychiques.

Toutes les thérapies peuvent accompagner les pratiquants, et bien souvent il est nécessaire d’avoir commencé un travail personnel accompagné avant de venir en stage. D’autres se rendront compte pendant le stage que des lacunes/failles méritent d’être comblées.

Un stage Tantra peut aussi mettre en évidence le niveau de thérapie à entreprendre… ou pas : le problème montre le bout de son nez mais reste parfois bien protégé, et c’est dans le processus entrepris par la suite que la personne avancera dans sa compréhension puis sa libération.

Les stages Tantra permettent de faire un bilan (régulier ou pas) de son état d’être, et aussi d’aller soigner profondément l’être ouvert à cela (et ce n’est pas la tête qui décide : la volonté a une valeur toute relative en la matière).

Les niveaux de thérapies ?

Si l’on tente a priori de soigner une fracture ouverte au niveau karmique… ou que l’on tente de soigner un cancer par un massage bien-être… c’est qu’on n’est peut-être pas au bon niveau de thérapie.

Certes l’être est un ensemble. Les soins holistiques ont du sens. Une fracture ne se situe pas uniquement au niveau physique : ses causes et ses conséquences sont à traiter aussi à d’autres niveaux. L’énergie est partout et relie tout.

Selon le problème, sont à envisager différents niveaux de soin : physique, émotionnel ou psychique, intellectuel ou cognitif, énergétique, systémique, spirituel. Un ouvrage à ce sujet : « Réconcilier les thérapies » du Dr Clara Naudi.

Avoir un objectif permet d’avancer et de choisir une direction, mais l’important ce n’est jamais le but atteint : c’est le processus. Le processus, c’est la vie vécue avec plus de conscience, d’intensité, au-delà de la survie et des mécanismes limitant les flux. En fin de compte, il y a toujours la fin de ce court passage sur Terre, alors autant utiliser chaque jour à son propre épanouissement plutôt que de se laisser constamment happer par ses contraintes (croyances, schémas de pensées, identifications, ressassements…)

Les apports du Tantra dans les thérapies ?

Tout bon thérapeute a à considérer son client comme un être à part entière, venant aussi avec ses solutions, responsable et capable. C’est aussi le sens du Namasté, salut indien utilisé en Tantra : « J’honore le Sacré qui réside en toi » ou « Je salue le Divin qui est en toi »…

Le Tantra peut être vu comme une révélateur et un catalyseur.

D’une part, l’être perçoit ce qui change en pratique, là où il y a détente, là où ça demande encore de l’attention.

D’autre part, le Tantra accompagne l’être tout au long de son processus (qui ne finit qu’à sa mort), aussi en mettant dans le corps et la matière ce qui a été compris.

Dans l’idéal, le Tantra se vit partout : dans la vie de tous les jours aussi bien qu’en stage ou en séance individuelle. (J’avoue avoir de la méfiance concernant les séances individuelles : beaucoup de témoignages d’abus ou d’inepties, mais des accompagnants de qualité existent aussi). Néanmoins, à mon sens, c’est en stage que le Tantra se vit le plus intensément ; qu’il est le plus révélateur et transformateur.

Comment choisir son/ses thérapeute.s ?

A l’intuition, en écoutant vers où ton corps et ton cœur ont envie d’aller.

En écoutant les conseils, en demandant des références, ou en allant chercher par rapport à une pratique ou une école particulière qui t’interpelle.

Quand changer de thérapeute ?

A l’intuition, en écoutant vers où ton corps et ton cœur ont envie d’aller maintenant.

Si ça se crispe à l’idée du prochain rendez-vous ou qu’il n’y a pas/plus d’évolution depuis 2 séances, c’est peut-être l’occasion d’en parler avec le thérapeute en question et d’écouter son avis, puis de prendre ta décision.

Et la psychanalyse ?

C’est un processus intéressant mais ce n’est pas une thérapie : ne pas en attendre de résolution d’une problématique. Ce n’est pas fait pour cela. Les compréhensions ne rentrent pas dans la matière.

Le Tantra n’est pas une thérapie.
L’énergie du Tantra et les pratiques tantriques sont thérapeutiques, en fonction de l’implication (aussi en fonction du cadre et donc de la sécurité) et de la capacité de la personne à ce moment, sachant qu’une fois l’énergie lancée elle continue d’oeuvrer, plus ou moins longtemps selon les réactions de l’individu.
Les animateurs Tantra peuvent être aussi thérapeutes et utiliser leurs différentes compétences.

« Un homme seul ne peut rien, il lui faut l’appui de ses semblables pour arriver là où il doit aller. » – citation de Victor-Lévy Beaulieu, issue de « Moi, Pierre Leroi, prophète, martyr et un peu fêlé du chaudron », 1982

Dieu, la Vie, le Grand Esprit, la Nature… a collé les yeux de l’humain sur son visage, alors c’est compliqué pour lui de se voir lui-même, et dans le miroir ce n’est toujours qu’un reflet, avec le masque bien collé, sauf dans le regard. Le thérapeute accueille, soigne et soutient l’être à s’accueillir, s’accepter, se valider, se perce.voir, se révéler, (s’)aimer, vivre sa vie… Le Tantra a fait ça aussi. Et de nombreux cursus qui ne sont pas identifiés comme à visée thérapeutique peuvent aussi avoir ces qualités : tous les arts pratiqués pour le plaisir et avec application (y compris cirque, théâtre, musique, chant…). De même que probablement tous les arts martiaux et sports peuvent soigner, en fonction des motivations de la personne et de son désir d’aller se rencontrer plus profondément, ainsi que de l’enseignant choisi.

Quant à une guérison éventuelle, elle appartient au client.
Et derrière une guérison, il y a toujours autre chose à aller rencontrer/visiter. La vie, quoi !

Beau chemin, chaque jour !

Namasté

Nelly

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