Qu’est-ce qui rend amoureux ?

par | 7 Mai 2023 | Tantra | 0 commentaires

L’autonomie dans l’altérité.

Je suis ravie et fière de savoir/pouvoir de plus en plus me débrouiller seule, au niveau informatique aussi.

Heureusement, j’avais déjà une formation plutôt solide pour travailler sur ordinateur. Encore faut-il continuer d’apprendre sans cesse, se réactualiser, faire avec les outils nouveaux…

Mes résistances au changement tombent.

Or, ce qui nuit à l’évolution, c’est surtout les résistances… elles-mêmes en lien avec les peurs.

J’ai vu et accompagné mes peurs : ne pas y arriver, mal faire, être critiquée/jugée, ne pas avoir besoin des autres, avoir besoin des autres et dépendre de leur bon-vouloir, abuser, être abusée, que tout mon boulot tombe à l’eau, passer/perdre ma vie en virtuel devant l’écran…

J’avance…
Et voici une création Canva que j’ai réussi à insérer toute seule sur le site.

J’apprécie vivre en 2024 !

 

 

 

 

(Je choisis d’utiliser un masculin inclusif, pour faciliter l’écriture et la lecture. Je ne vois aucune différence notable/générale entre les comportements féminins et masculins ; seulement des croyances/injonctions sociales qui tendent à disparaître à notre époque… sauf pour ceux qui s’y attachent comme à des repères essentiels à leur ego, à leurs justifications.)

Qu’est-ce qui rend amoureux.se ?

Voilà un sujet particulièrement vaste et délicat à traiter.
Et j’ai l’élan de m’y essayer, toujours en toute humilité : je ne peux parler que depuis ce que je perçois et vis.
Bienvenue à ajouter vos propres commentaires/vécus en-dessous de cet article.

Déjà différencier l’amour de l’état amoureux

Pour moi, l’amour est illimité, n’a ni début ni fin : c’est un sentiment d’expansion, de connexion, d’appartenance, de service à l’Être, à la Source, au Divin… C’Est. Et c’est en me reliant à Cela que je me sens vivre, faire partie du Tout, soutenue par la Vie. On s’y sent plus ou moins relié en fonction de noter propre taux vibratoire… et en s’y reliant notre fréquence s’élève naturellement. Il n’y a pas de « parce que » ni de « pour », pas de contraire : juste des façons différentes d’exprimer, d’offrir, de recevoir l’amour. Tout est amour. Si/quand je ne sens plus l’amour c’est un problème de perception, pas de réalité concrète. Quoiqu’en matière d’amour, comment parler de concret justement ?

Quant à l’état amoureux, il se vit par moments, projeté sur une personne ou parfois plus d’une personne. Cela peut aussi se vivre face à un paysage ou à une œuvre… comme si cela était ce qu’il y a de plus beau/intéressant dans ma vie.

Il semble que l’on ne soit jamais amoureux que de ce que l’on projette… et du regard que l’on reçoit éventuellement en retour : l’état amoureux se nourrit d’attentions.

Selon le langage de la Grèce ancienne, les termes utilisés sont d’ailleurs tout autre. Voir le visuel en-dessous, référençant les dix mots différents pour parler de l’amour (Source : « Qui aime quand je t’aime ? » de Catherine Bensaid et Jean-Yves Leloup.)

Etonnant aussi nos différents schémas : selon les personnes, l’état amoureux est nourri davantage par l’absence/le manque et/ou par la proximité/le contact au quotidien.

En effet, l’état amoureux c’est hormonal et donc cérébral. Et nous ne sommes pas tous constitués sur les mêmes bases : certains sont excités par le risque, d’autres par la sécurité.

Pour ma part, deux socles/piliers sont indispensables à mon sentiment amoureux : le respect et la confiance, de sa part comme de la mienne.

Et toi ? Important de se connaître, pour pouvoir être clair sur ce qu’on offre et indiquer quels sont nos besoins. Cela peut changer au cours de la relation, mais doit être alors remis sur la table, ensemble, avec respect et sincérité, pour un véritable accord/consentement (et non une relation tordue fondée sur des mensonges et croyances).

L’état amoureux nécessite avant tout : disponibilité, réceptivité, capacité à ce moment de se sentir dans l’expansion et l’excitation.
Peut-on « tomber amoureux » (quelle drôle d’expression !) si on est fermé, dans sa plus grande douleur, en deuil… ? Je ne suis pas sûre : il y a besoin d’ouverture à cela.
Et parfois c’est aussi une disponibilité liée à la survie : une personne qui ne serait théoriquement pas en état d’être amoureux… et qui se surprend à tomber amoureuse, peut-être parce que sa vie (ou la survie de l’espèce) en dépend en fait : nécessité de se sentir vivant, de sortir d’un monde mortifère, de re.trouver une source d’espoir, une raison de vivre…

Au-dessus, j’ai noté « expansion et excitation » comme critères à l’état amoureux, parce que c’est ainsi que je définis l’état amoureux.

Car si c’est seulement de l’expansion qui est ressentie, j’appellerais plutôt cela de l’amour.
Et si c’est seulement de l’excitation, ce serait du désir limité au charnel, à la sphère (sensuelle et) sexuelle, et non un sentiment qui englobe l’être dans son entièreté. Cette excitation englobe les 3 centres : physique, émotionnel, psychique.

S’il y a ce sentiment d’expansion et d’excitation vis-à-vis d’une personne, c’est l’état amoureux… qui peut être fluctuant, en fonction de ce qui se passe pour chaque partenaire et de comment est soigné le lien.
On peut être amoureux plus de ceci ou cela… et ne pas supporter ceci ou cela… mais c’est compliqué d’exclure des côtés de l’autre : il me semble judicieux d’au moins accepter qu’ils existent… et de les endiguer si nécessaire. Par exemple, il peut être nécessaire de poser des conditions où chacun se sent respecté : ne pas fumer dans la maison, prévenir en cas de retard supérieur à 10mn, etc. A chacun de voir ce qui est important pour lui et de le poser… et au couple de trouver une conciliation (plutôt qu’un compromis qui ne satisfait personne).

Délicat et peut-être fallacieux en fait, d’être amoureux et de vouloir que l’autre change : à ce moment peut-être est-on plutôt amoureux d’une image, d’une construction mentale et non réellement de l’autre tel qu’il est, incluant ce qu’il vit à ce moment.
Bien sûr on peut aimer certains aspects et d’autres pas. Dans ce cas, choisir en conscience de la conduite à tenir, depuis le cœur et avec une communication authentique/respectueuse.

Donc qu’est-ce qui rend amoureux ?

1/ La disponibilité

… et c’est dans les deux sens : c’est plus simple de tomber amoureux.se d’une personne prête à recevoir et donner de l’amour. On n’a pas forcément envie de se battre sans cesse pour prouver son amour ni pour que l’élu entende qu’il est aimé.
Quoique certains individus apprécient le challenge et soient stimulés justement par la difficulté… et parfois se lassent rapidement quand c’est simple, fluide, tranquille… ou que cela le devient. Certaines personnes ont besoin d’être beaucoup stimulées pour garder/raviver leur excitation… et doutent d’elles-mêmes et/ou du couple dès qu’il n’y a pas (ou pas toujours) de tension sexuelle.

D’ailleurs certains couples sont remis en question pour ces raisons (d’ordre sensuel/sexuel) : est-ce que l’autre m’aime encore ou est-ce que je l’aime encore s’il n’y a plus de désir entre nous ou qu’il est à sens unique ?
An fait, amour et désir ne sont pas toujours liés, mais peuvent être ré.associés par des pratiques, spécialement d’ordre tantrique.

La disponibilité à la relation est souvent davantage fonction de facteurs extérieurs que de nos désirs propres… qui d’ailleurs sont en grande partie des désirs mimétiques (j’ai envie de cela parce que j’ai vu telle personne avoir du plaisir, être heureuse en recevant cela… et c’est là-dessus que se base toute publicité).

Revenons à la quantité d’énergie disponible à la relation. Elle est fonction/dépendante de nombreux facteurs :
* du rythme de chacun (certains sont plus du matin ou du soir, ont besoin de plus de sommeil, etc)
* de tout ce qui est vécu par les partenaires dans la relation et à l’extérieur de cette relation (on parle beaucoup de la charge mentale : le cortisol, hormone du stress, inhibe la libido/le désir)
* de la capacité de chacun à s’écouter, à s’exprimer et à suivre son bon chemin du moment (on est plus ou moins en énergie en fonction de notre résistance, sachant que c’est à double sens : résister peut épuiser comme être une source d’énergie, comme la colère)
* du sentiment de chacun d’être écouté/entendu/respecté
* des priorités de chacun

Quel serait le 2/ ? (Le second facteur qui rend amoureux.)

2/ La compatibilité vibratoire

Cela dépend du chemin de chacun.e, du karma, du destin, de la sensibilité des êtres, de la capacité à choisir en conscience…

Etrangement, la compatibilité vibratoire n’est pas toujours en relation avec le langage : c’est ailleurs que cela se joue/vit.

On peut d’ailleurs être en désaccord sur tout plein de points, pour plein de raisons, et se sentir très en lien, complètement soudés même, au-delà des tracas et incompréhensions.

Peut-être y a-t-il parfois là un pied de nez à l’entourage qui n’y croit pas, qui voudrait même parfois nuire à cette relation (lien dans l’opposition, construction sur la fausse personnalité), mais parfois aussi c’est simplement que cette relation est une évidence pour les personnes qui la vivent, qu’elles ont leur chemin à faire ensemble. Dans un cas comme dans l’autre, il y a une forme de compatibilité vibratoire : les longueurs d’ondes s’allient, s’harmonisent… que ce soit par la similarité ou la complémentarité.

D’ailleurs, on peut vivre une compatibilité vibratoire (ça matche ; c’est bon d’être ensemble) et ne pas avoir des langages qui s’accordent, même ne pas se comprendre du tout ou sur certains plans.

(Une petite parenthèse sur les 5 langages de l’amour : voir le second visuel en-dessous de cet article.)

Et quel serait le 3/ ? (Encore une autre « raison » d’être amoureux ?)

3/ La place du destin et du karma

Il y a des relations desquelles c’est vraiment compliqué de sortir alors même qu’elles créent de grandes souffrances.

Certains disent d’ailleurs que toutes les âmes que nous rencontrons sur Terre, nous les connaissions déjà auparavant, et il serait prédéfini que certaines aient un rôle plus important dans cette incarnation, en fonction de ce qui a été vécu dans les incarnations précédentes et de ce qu’on a à apprendre/payer/lâcher/désapprendre…

Et également des relations particulièrement harmonieuses semblent tenir de ces plans-là (destin et/ou karma) : cela semble tellement évident, que ces êtres étaient faits pour profiter de leur relation ici-bas.

Que dire de ces couples qui semblent se former sur un malentendu ou une névrose/projection ?

Par exemple, il est classique de tomber amoureux de son père ou de se mère… ou de son contraire… (Exemple : si le père était violent, l’enfant cherchera un partenaire violent ou non-violent.)
C’est d’être attiré par des qualités que l’on connaît depuis toujours et qui nous sécurisent d’une certaine façon (on parle de « zone de confort », même si ce n’est pas confortable du tout)… ou de rejeter totalement ce connu… Que ce soit fidélité ou rejet, il y a déséquilibre, la psyché est encombrée, la personne n’est pas vraiment libre de ses choix (et c’est souvent la reproduction, due à l’intrication systémique).

Lorsque nos névroses se rencontrent

Aucun jugement de ma part dans ce constat : déjà parce que nous sommes (presque) tous névrosés et qu’on a bien raison de chercher à se soulager, et aussi parce que cet attrait est tout naturel et salvateur.
En effet, les 1/, 2/ et 3/ comprennent ce schéma tout à fait classique : on se rencontre sur nos failles plutôt que sur nos forces, sur nos creux/vides plutôt que sur nos pleins. Et c’est par la friction de la rencontre et de la relation qui se prolonge que des changements/ajustements peuvent s’opérer. On va se laisser inspirer/aspirer par l’autre, lâcher certains schémas qui ne fonctionnent pas, accueillir d’autres possibles, s’ouvrir à ce monde étrange.r, laisser l’autre visiter notre propre monde… et tout cela permet souvent de grandir bien au-delà de ce qui est possible hors relation.
Le couple peut être un espace particulièrement favorable au déploiement des êtres, au travers de l’effet miroir/de confrontation. En effet, on peut mieux se perce.voir et sentir nos vrais besoins (et apprendre à les combler), et parfois il est nécessaire de remettre des comportements en questions pour que ça fonctionne. Lorsqu’il y a difficulté relationnelle, c’est une bonne raison de prendre enfin soin de soi : beaucoup ne s’occupent pas d’eux sans cela, soit par paresse soit par culpabilité à dépenser du temps et de l’argent pour soi, égoïstement. Heureusement, il me semble que le regard sociétal change enfin à ce sujet : on n’est pas forcément fou, psychiquement dérangé/inadapté, un looser/perdant… simplement parce qu’on suit une thérapie : cela devient même plutôt bien vu (et parfois même prétexte à ne pas changer en justifiant nos comportements par notre passé ; d’ailleurs bien comprendre que psychologie et psychanalyse sont à but d’étude et non de thérapie).

Cette vulnérabilité (liée à l’ouverture provoquée par l’état amoureux) peut néanmoins parfois être bafouée. Il s’agit d’être conscient des risques pris ; et de choisir jusqu’où va la dévotion.
D’ailleurs, bien souvent, l’amoureux éconduit se plaint parce qu’il voudrait imposer ses sentiments et son rythme… plutôt que de profiter de ce surplus d’énergie et de créativité autrement, et de laisser à l’autre (alors objet de son désir) l’espace et le temps de peut-être le rejoindre à sa façon, en son temps… L’amoureux peut alors avoir besoin de regards extérieurs bienveillants pour l’aider à sortir d’un schéma inadapté (à son bonheur et à la relation).
Peut-on réellement aimer sans s’aimer soi-même ? Attention à ne pas projeter sur l’autre l’amour qu’on ferait bien de se porter à soi. Narcisse enseigne l’importance de l’équilibre en la matière : ni trop ni trop peu, ni trop vers l’extérieur ni trop vers l’intérieur…
Quelle part d’énergie de donne à la relation, à moi-même, à l’autre ? Qu’est-ce que je reçois et comment ?

Il me semble clair que l’état amoureux n’a pas dit son dernier mot. Il voile autant qu’il dévoile, nourrit autant que affame.
Il fait certainement partie des expériences humaines les plus intéressantes à vivre. D’ailleurs certains en sont accrocs et se sentent mal dès qu’ils ne sont pas amoureux. Cela se traite comme une addiction.

4/ Les hormones !

Tout simplement, l’état amoureux est un état physiologique particulier.
Je mets là un 4/ … mais en fait tout est lié : on tombe amoureux parce qu’il y a compatibilité (disponibilité, taux vibratoire, rencontre)… et parfois on se rencontre et on tombe amoureux après, en se connaissant mieux, en se touchant physiquement, sexuellement, émotionnellement, intellectuellement, spirituellement…

D’ailleurs bien souvent la première relation sexuelle se vit avant d’être amoureux de cette personne, n’est-ce pas ?
Et parfois cela provoque l’intérêt à plus s’investir dans la relation… et parfois cela annule tout intérêt à cette relation.
Et cela n’est pas (seulement) fonction de compétences amoureuses/sensuelles/sexuelles, d’ailleurs on peut être un bon amant pour une personne et pas pour une autre. Nous n’avons pas tous les mêmes désirs et besoins… et pas les mêmes voies pour les satisfaire.

Les hormones de l’état amoureux (forme d’attachement) peuvent êtres stimulées par le contact physique et affectif.
Faire l’amour et/ou avoir un orgasme sont des stimulations importantes à la relation amoureuse.
Et puis certains ont des biais particuliers à la stimulation de leur état amoureux : fétichisme, BDSM et autres.

Et c’est une boucle (l’état amoureux peut s’auto-entretenir et en a besoin) : amoureux, on a envie de faire l’amour, alors on est amoureux et on a envie de faire l’amour… (Faire l’amour, c’est aussi à redéfinir dans chaque couple : parfois cela peut être simplement et intensément de se prendre dans les bras ou de se regarder dans les yeux ou de se caresser la main…)
Mais bon… on ne fait pas que ça (l’amour) quand même ! N’empêche que bien souvent on est plus détendu dans la relation quand la sexualité est honorée et satisfaisante/nourrissante.
Cela a aussi tendance à améliorer l’estime de soi, la confiance en soi, la rayonnance personnelle : quand une personne est à l’aise en sexualité, elle n’est normalement ni rigide ni coincée ni fermée ni obtuse…

Quand on fait l’amour de façon adaptée pour les deux partenaires (corps-coeur-esprit), quand on vit des relations sensuelles/sexuelles harmonieuses ensemble (à l’écoute de soi et de l’autre), on est amoureux, tout simplement… même si on n’est pas d’accord sur tout, même si on des problèmes par ailleurs. Cela donne de l’élan pour co-créer, continuer de tisser ensemble, se soutenir…
Être amoureux, cela ne parle pas forcément de manque ni de souffrance : cela peut être simple, doux, tendrement évident, sans peur de perdre l’autre ou de ne pas le satisfaire.
Les tracas sont oubliés, la tension nerveuse est au point zéro, c’est paisible en soi et entre les partenaires.
Tout cela aussi grâce à un cocktail hormonal : ocytocine, dopamine, endorphine. (Il me semble.)

Et s’il y a une angoisse sous-jacente à l’état amoureux (tension, peur, jalousie…), c’est que la personne a besoin de soigner ses blessures en-dehors de la relation, par de la thérapie en individuel et/ou en groupe. Assainir ses bases pour un positionnement (intérieur) et un comportement (extérieur) sains, et pour enfin vivre une vie relationnelle intense et paisible : l’amour, toujours, illimité (au-delà de l’état amoureux, qui lui est fluctuant).

Peut-on provoquer l’état amoureux ?

Peut-être que oui, parfois, ou non.
J’ai déjà été amoureuse… et de me rendre compte des années plus tard que ce n’était pas de lui dont j’étais amoureuse mais de son regard du début sur moi, de l’amour qu’il semblait me porter. Et j’ai longtemps continué de croire qu’il était amoureux et moi aussi… jusqu’à ce que la supercherie soit découverte, jusqu’à ce que j’aie été capable de voir qu’en fait ce qu’il avait aimé ce n’était pas moi puisqu’il n’avait en fait rien, absolument rien, compris de moi (13 ans de malentendus). Uniquement un jeu de projections. lié à nos incomplétudes.

(Bien aise d’être en amour depuis 16 ans avec un être qui me connaît, me respecte et m’aime telle que je suis réellement… et vice-et-versa, si tant est que l’on puisse connaître un autre… déjà qu’on ne se connaît jamais vraiment soi-même vu que nous sommes des êtres illimités et changeants car vivants…)

On peut attiser le désir sexuel artificiellement puisque cela vient du cerveau… d’où le succès (effroyable) du porno… et les troubles qui y sont liés. Mais il ne s’agit pas là d’état amoureux : il y a seulement l’excitation sexuelle, la contraction de l’énergie (et la détente à l’éjaculation), sans l’ouverture ni l’expansion.
C’est assez terrible la quantité d’hommes (en très grande majorité) addicts au porno, voire qui se masturbent tous les jours face à du porno violent. Dès 12 ans, plus de la moitié de garçons ont déjà vu du porno ! Cela est délétère pour leurs relations, bien plus qu’ils ne l’imaginent : non seulement ce qu’ils émanent ne correspond pas aux vrais besoins humains (ce qui est présenté ne rend personne heureux), et en plus ils se dissocient. (Le sexe n’est plus lié au coeur ; or c’est justement la circulation énergétique entre le sexe et le coeur qui est particulièrement recherchée en Tantra… et pour cause : c’est la seule façon de relationner vraiment, à l’intérieur de soi et avec l’extérieur.)

Où tombe-t-on amoureux ?

En stage Tantra, parfois ! (… surtout si on ne vient pas pour cela… car sinon cela fausse le jeu et la déception est souvent au tournant. Venir en stage Tantra, mieux vaut que ce soit pour soi, pour devenir un être plus libre, plus sensible, plus complet/entier, plus compréhensif aussi…)
Souvent lors d’activités qui nous rassemblent sur des valeurs communes (sport, vie associative, boulot…)
Souvent quand on est disponible : vacances, soirée, détente… et de plus en plus souvent via Internet…
Et votre expérience en la matière ?

D’ailleurs, quel est notre espace de liberté dans le fait de « tomber amoureux » ?

Ainsi que le suggère cette expression, ce n’est pas un choix conscient.

Et nombreux sont ceux qui désirent ardemment vivre cet état, sans que cela leur soit offert… ou qui se prennent systématiquement des râteaux lorsque cela advient.

Ce que je vois, c’est que souvent lorsqu’il y a recherche (avidité) de partenaire, c’est qu’il y a incomplétude, malaise à être seul/célibataire… et une personne complète n’a pas envie de servir de pansement/thérapie/sauveur.

Donc s’il y a manque en soi, en face ce sera aussi une personne en manque. Et c’est ok aussi : conscience que nous sommes sur Terre, à expérimenter la dualité, aussi pour nous compléter les uns et autres, n’est-ce pas ?
Juste toujours continuer de cheminer pour/avec soi-même… et pas uniquement en se reposant sur l’autre et sur la relation. Sinon, il y a risque que l’autre se lasse, surtout si de son côté il avance, il évolue plus vite, change de taux vibratoire… et par définition un être vivant change, évolue au quotidien.

La question à se poser, si l’on souhaite tomber amoureux c’est : de quoi j’ai besoin, en vrai ? Et de creuser de plus en plus profond pour aller nourrir soi-même les parts en souffrance… pour pouvoir se présenter entier/souverain face à un être entier/souverain. Pour que la relation amoureuse soit le lieu de rencontre joyeuse entre deux puissances complémentaires et joueuses, pour des co-créations merveilleuses, bien au-delà de ce qui serait créé par l’un et de ce qui serait créé par l’autre sans cette relation.

Avant cela, on aura peut-être déjà vécu l’état amoureux plusieurs fois, et on se sera testé dans différentes relations : ce n’est pas à un enfant qui va lire cet article. Or il n’ a pas d’âge pour être amoureux : un bébé connaît déjà cela avec sa maman, tout naturellement… et c’est d’ailleurs la nostalgie de ces moments qui pousse à se compléter par un autre…

D’ailleurs certains sont si avides qu’ils ne supportent pas que l’autre lui dise non, se refuse à lui… et/ou veulent posséder ou casser ce qui ne lui est pas offert malgré son désir…
Le comportement d’un petit enfant immature, qui a bien besoin d’être soigné enfin, avec application et conscience, pour pouvoir laisser la place à l’adulte sain… qui continuera de prendre soin de cette part et de bien d’autres.

Flamme jumelle ? L’amour selon Platon ?

Il existe diverses façons de vivre la relation amoureuse… et de l’attendre.
Probablement cela est lié pour beaucoup à nos croyances car elles sont également créatrices : si je crois sincèrement que je mérite l’amour d’une personne qui me respecte et me soutienne, il est fort probable que je ne vive pas une relation avec une personne en-dehors de ces critères, puisque je ne m’intéresserait pas aux autres.

Je suis mal placée pour parler des flammes jumelles et autres façons de considérer qu’une seule autre personne au monde nous correspondrait parfaitement : je n’y crois pas et cela ne vibre pas pour moi. Peut-être parce que l’idée d’une telle dépendance me révulse.
J’observe au contraire que de nombreuses personnes sont capables de vivre harmonieusement et amoureusement avec diverses personnes. L’amour ne se limite certes pas à un objet unique.

D’ailleurs, nous vivons une époque où beaucoup cherchent de nouvelles bases… peut-être des bases plus réelles/saines, y compris concernant la relation au corps, au sexe, au désir, à la sexualité…
C’est comme si un nouvel équilibre était à trouver entre ceux qui disent que savoir aimer et être libre, c’est forcément en étant dans le polyamour, la multiplicité des relations y compris sexuelles… et ceux qui ne sortent plus de chez eux et n’osent pas entrer en relation avec d’autres personnes dès qu’ils sont en couple.

Ma conclusion

Inutile de continuer de souffrir ! Inutile de continuer de faire souffrir !
La vie est trop courte pour se refuser les bonheurs qu’elle offre à profusion !

Suivre son chemin avec sagesse et amour, c’est forcément en étant à l’écoute de soi, être corps-coeur-esprit, et donc en se libérant de ses voiles d’inconscience. Cela parle d’acceptation de ce qui est.

Une nécessité : prendre soin de soi à tous les niveaux… en prenant conscience que l’on n’agit toujours pour soi en fait, de toute façon. Parce que même si certains actes sont (ou peuvent paraître) altruistes, c’est en partant de ce qui est bon pour soi que c’est agi. Par exemple, si je choisissais de travailler d’arrache-pied pendant telle durée pour pouvoir offrir quelque chose qu’il désire à mon chéri, c’est qui que je sers en priorité ? Moi ! C’est mon choix. Et si cette idée vient de mon chéri (que je fasse des efforts pour lui offrir ceci), qui en bénéficie ? Moi aussi ! C’est mon choix. Si mon ego ne se satisfaisait pas de cette contrainte, il choisirait une autre voie.
(Honorons notre libre arbitre… que nous retrouvons parfois avec plus d’acuité après être passés par des périodes sous emprise, avec plus ou moins d’inconscience, où nous ne voyions pas toutes les contraintes auxquelles nous nous soumettions.)
Et une autre source de plaisir : nos neurones-miroirs. Grâce à eux, le plaisir de l’autre peut devenir mon propre plaisir… alors j’ai non seulement la satisfaction d’être arrivée à bout de mon challenge, d’avoir gagné, et aussi celle de bénéficier du contentement de cet autre, de mon chéri. (Je précise que je ne parle pas là d’une expérience personnelle : mon fonctionnement ne laisse pas la place à ce genre de comportement.)
Quoiqu’il en soit, la notion de sacrifice n’a pas de sens : c’est une pure illusion égotique… d’autant que Nous sommes Un (et l’autre représente un reflet/une part de moi).

Accueillons l’amour… et vivons avec reconnaissance l’état amoureux si/quand il se présente… tout en restant conscient que cela représente seulement une facette de l’amour.

Force et délicatesse, sur la voie du Tantra !

Belle vie, en amour !

Namasté

Nelly

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