Tantra et BDSM ?

Là encore, je parle de ma façon de perce.voir les choses. A chacun.e de se placer dans sa sensibilité, son ouverture aux possibles, et de vivre ses propres expériences. Quoiqu’il en soit, le Tantra ne se limite pas à une philosophie, à un processus mental : c’est dans le corps-coeur-esprit que ça se vit, à chaque instant de conscience et de reprise de conscience.

Toute pratique vécue en conscience, c’est du Tantra.

S’ouvrir à d’autres possibles… et même si l’on choisit de ne pas emprunter cette voie, respecter le chemin de chaque autre.
Se rendre compte des élans bloqués ou entravés ou déviés… et d’où ils viennent : de la pulsion de vie, de la pulsion de mort, de l’amour, d’une émotion, de la psyché, de l’être, de l’air du temps, d’une blessure, de l’enfance bafouée, de l’archétype de l’enfant ou de l’animal ou de la femme ou de l’homme ou de l’ange…

Tout peut s’inscrire dans une voie de déploiement de l’être humain : ce qui est important c’est comment on le vit et ce que ça libère en/de Soi.

Où/comment accroître notre liberté ?

En jouant avec notre zone de confort : c’est là où ça résiste, où ça rechigne, où ça juge, où ça fait mal… qu’il y a le plus de besoin d’être accueilli.e. Qu’il y a le plus à respirer, à transmuter.

On n’évolue pas en restant borné.e à ce qui est facile ni même en s’astreignant à vivre ce qui est difficile/douloureux (souvent en ayant intégré à des croyances telles que « il faut souffrir pour… »). C’est la transcendance des clivages et des comportements que se situe la libération des êtres.

Voir là où ça manque d’amour, de joie, de paix, de vérité… et se proposer d’aller y en mettre. Et ce n’est certainement pas en jugeant ce qui se passe alentour : c’est surtout en soi et aussi avec les autres qu’il y a à oeuvrer, jamais à juger… ni à juger le jugement d’ailleurs.

Simple ! Pas facile pour autant : dans un premier temps, l’ego et le mental croient qu’ils vont mourir s’il y a du changement.

Chacun.e s’est créé sa personnalité selon des critères, en fonction de ses réactions, de ses choix in.conscients face à des vécus… et ces contours/définitions semblent inaltérables, nécessaires pour être soi et se protéger des attaques extérieures. C’est la nature-même de l’ego de vouloir prendre sa place, de se camper sur ses positions : se définir pour vivre la courte expérience d’avoir un corps physique limité, pour vivre le changement, l’impermanence, la distance, le temps, le toucher…

Or, le Tantra, c’est justement d’aller à la rencontre du Tout, de s’offrir au service de la Vie, et donc de laisser mourir ce qui limite l’épanouissement de l’Être. Il s’agit donc de jouer avec les qualités de l’ego, en utilisant les qualités du mental, pour s’accompagner à sentir et dissoudre les frontières sur certains plans… et jouir pleinement de la vie terrestre, en lien, en relation, en conscience, dans l’acceptation de ce qui est et de ce qui se manifeste.

Acceptation ne signifie pas soumission impuissante : c’est de se rendre compte qu’au-delà des apparences, de ce que l’on croit être extérieur à soi, c’est à l’intérieur que tout se joue. Et quand ça se fluidifie, que ça circule, que c’est calme dedans, ça laisse la place au changement, à l’évolution en miroir.

Lâcher la volonté et entrer dans le flux/flow.

Il s’agit donc de constater toutes nos croyances, attirances, répulsions… et de se dé.poser/rester en son centre… au cœur duquel réside l’Univers…

Cet état extatique se vit (ou ne se vit pas encore). L’éveil ne se commande pas sur internet ni ne s’achète autrement que par son propre engagement sur la voie, sa voie personnelle qui peut être soutenue par des accompagnant.e.s.

Ne plus s’attacher à nos croyances limitantes : les dissoudre, par les techniques proposées dans les textes tantriques, et qui sont déclinées à l’heure actuelle sous des milliers d’aspects (ce qui est d’ailleurs aussi signe des changements rapides et inexorables en cours).

Et le BDSM ?

Comme je le disais plus haut, pour se libérer, c’est de sentir là où ça coince, la où ça décentre. D’excellentes indications sont nos douleurs, nos vides, nos jugements (envers soi et les autres), nos peurs, nos colères, nos pulsions, nos répulsions…

Et l’idée du BDSM laisse rarement neutre : plutôt attrait ou dégoût ? Confronter la vision qu’on en a à la réalité du vécu, c’est extrêmement intéressant et libérateur. Déjà d’oser, d’avoir suffisamment confiance de soi pou y aller !

Là où c’est particulièrement intéressant comme pratique, c’est que c’est intensément corporel. Et le corps ne ment jamais… contrairement au mental, qui d’ailleurs souvent se prend pour le corps : par exemple, « j’ai mal » c’est le mental qui prend très vite le relais du corps, des véritables sensations, pour en tirer des conclusions souvent aliénantes car limitant l’expérience. Ce n’est pas que la douleur n’existe pas, c’est qu’elle a à être considérée pour ce qu’elle est : au même titre qu’une émotions, c’est un message du mental protecteur. De là (de la douleur ressentie), on peut visiter le la sphère psycho-émotionnelle, mais là encore il s’agit d’interprétations (intéressant et utile, mais pas la voie du Tantra en fait) ; c’est avant tout de revenir aux sensations, de les explorer, d’y respirer, d’en observer l’impermanence… Ce process est proposé par le yoga des émotions, et il permet le dénouement à la base, la déconstruction des limites.

Comment être libre ?

Une première étape pour se libérer, c’est de comprendre qu’on est déjà libre… de nous libérer ou pas. Tout le manifesté et comment nous y ré.agissons est notre création. Parfois, cette « première étape » est en fait la dernière (l’instant d’avant le sentiment d’être souverain.e, totalement libre) : lorsque l’expérience l’aura démontré et que ce sera une nouvelle évidence.

La seconde étape, c’est de lister ce qui brime notre liberté.

La troisième étape, c’est d’augmenter sa sensibilité. (Tomber la carapace/l’armure, qui empêche bien plus le plaisir que la souffrance.)

La quatrième étape, c’est d’apprendre à dire Oui, à dire Non, simplement, sans culpabilité. Être juste avec Soi, dans l’instant présent.

Puis d’aller à la rencontre de nos croyances, nos identifications, nos limitations… avec amour, humour, délicatesse, enthousiasme, accueil de tout ce qui se présente… et avec les méthodes tantriques.

A quoi sert la vie… si ce n’est à vivre ?

Comment choisis-tu de vivre ? Quelles qualités choisis-tu de nourrir ?

Quels sont tes désirs et tes besoins et tes aspirations ?

Se réinterroger… et y aller !

C’est pour tout ça que j’ai décidé d’organiser un stage « Explorer nos libertés » auquel je participerai, les 4-8 avril 2022.

Au plaisir de partager cet espace-temps particulier avec toi si tel est ton élan !

Namasté
Nelly

′′ Vous pouvez aller à ceux qui savent, mais n’acceptez pas ce qu’ils disent qu’ils savent. Cherchez-le vous-même. Ne faites pas croire à ce qu’ils savent ; faites-en une enquête. Ne devenez pas un croyant aveugle, ouvrez vos yeux à ce sujet, faites votre propre recherche. L ‘ inspiration ne signifie pas accepter aveuglément l’autre personne, l’inspiration signifie accepter le défi que l’autre personne présente. » Osho

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